Jacques Lambert

1928 - 2020

Une vie en strates

Jacques Lambert a mené une existence scindée entre le monde structuré des communications et l'appel tranquille et impulsif de la toile. Né à Chicoutimi, au Canada, il a consacré une grande partie de sa vie professionnelle à la gestion de stations régionales de Radio-Canada, occupant notamment le poste de directeur de Radio CBJ-Radio-Canada. Pourtant, sous cette carrière administrative, résidait un élan créatif constant et rythmé. Homme de sons et de formes, il trouvait son expression non seulement à travers le pinceau, mais aussi par la clarinette et le travail tactile de la sculpture. Ses mains étaient souvent occupées par le modelage, les totems cubiques et la recherche de la rondeur, cherchant une présence physique en adéquation avec son imagination visuelle.

Son œuvre dérivait souvent vers le royaume des scènes fantastiques, une catégorie qui a défini l'essentiel de sa production. Il ne se contentait pas de peindre des paysages ; il construisait des mondes qui semblaient à la fois étranges et familiers. Ce sens du jeu et de la fantaisie humaine a émergé à travers des décennies d'une production soutenue, une habitude qui est restée constante de ses premières années jusqu'à ses derniers instants en 2020.

La portée de sa vision

La présence de son travail se retrouve dans diverses collections publiques et privées à travers le Québec et au-delà. Sa production fut prolifique, marquée par un rythme régulier d'expositions s'étendant sur près de soixante ans. Il est passé de la reconnaissance académique de ses premières années en dessin à une présence de grande envergure au sein de la communauté artistique.

  • Plus de 125 expositions de groupe organisées au Canada et aux États-Unis entre 1961 et 1989.
  • Environ 50 expositions solo tenues entre 1990 et 2018.
  • Des collections incluant le Musée national des beaux-arts du Québec et le Musée du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
  • Membre du Conseil des Artistes peintres du Québec.

Les traces laissées

Dans les recoins paisibles des musées et des galeries, ses visions singulières subsistent. Ses peintures, telles que Talaskeian (En mon pays) et La Grande Solitude, toutes deux datées de 1977, reflètent une manière particulière de percevoir le monde. Ces œuvres, conservées au Musée Des Beaux, à Québec, témoignent d'une préoccupation pour l'espace et la solitude. Il possédait ce don de rendre le l'invisible tangible, que ce soit par le trait d'un pinceau ou par le poids d'un totem sculpté. Son héritage réside dans ces objets — les vestiges d'un homme qui savait équilibrer la précision d'un directeur avec l'esprit errant d'un rêveur.

Questions et réponses

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Question 3:
Pour quelle organisation Jacques Lambert a-t-il travaillé en tant que gestionnaire ?
Question 4:
Dans quelle catégorie artistique Jacques Lambert a-t-il été classé par Guy Robert ?
Question 5:
Lequel de ces œuvres est répertorié dans le catalogue comme étant conservé au Musée Des Beaux, Québec ?