Premières années et formation
Tarsila de Aguiar do Amaral, plus connue sous le nom de Tarsila, est née le 1er septembre 1886 à Capivari, au Brésil. Issue d'une famille aisée de producteurs de café, elle a grandi dans un environnement qui encourageait ses aspirations artistiques. Sa formation initiale s’est faite auprès de Pedro Alexandrino Borges avant qu’elle ne parte étudier à Paris en 1920. Elle s'inscrit à l'Académie Julian puis à l'Académie Moderne, où elle est influencée par Fernand Léger, Albert Gleizes et André Lhote.
Contribution au modernisme brésilien
Tarsila est considérée comme une figure de proue du modernisme brésilien. Son œuvre a joué un rôle essentiel dans la définition de l'identité artistique du pays. Membre du *Grupo dos Cinco*, aux côtés d’Anita Malfatti, Menotti Del Picchia, Mário de Andrade et Oswald de Andrade, elle a profondément influencé le mouvement artistique moderne au Brésil.
Œuvre majeure et mouvements esthétiques
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Abaporu (1928), une peinture célèbre, a inspiré le manifeste *Antropófago* d'Oswald de Andrade, pierre angulaire du mouvement esthétique de l’anthropophagie.
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A Negra (1923), une œuvre précoce, témoigne du style naissant de Tarsila.
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Morro da Favela, une pièce qui reflète son engagement avec les thèmes brésiliens.
Évolution artistique et influences
Après ses études à Paris, Tarsila est revenue au Brésil où elle a été profondément influencée par la nouvelle vague moderniste. Elle intègre le *Grupo dos Cinco*, un collectif influent de peintres et d'écrivains associés au modernisme brésilien. Sa production est particulièrement foisonnante entre 1923 et 1929, bien que son succès ait été limité en raison de l’attrait du public pour le surréalisme. Elle participe au Salon des Vrais Indépendants en 1928 et 1929. Son œuvre évolue vers un style particulier et coloré, mêlant sa culture brésilienne aux techniques apprises à Paris. Elle explore l'imagination et la rêverie dans ses toiles.
Héritage et reconnaissance
Tarsila a laissé un héritage important au-delà de ses 230 peintures, des centaines de dessins, d’illustrations, de gravures, de fresques et de cinq sculptures. Elle a contribué à faire avancer le modernisme en Amérique latine et a développé un style unique pour le Brésil. Son influence s'étend aux artistes latino-américains qui ont été inspirés par son exemple à utiliser des sujets brésiliens indigènes et à développer leur propre style. Le cratère Amaral sur Mercure porte son nom. Des expositions rétrospectives de son œuvre ont eu lieu à Paris, notamment à la Maison de l'Amérique latine en 2006 et au Musée du Luxembourg en 2024-2025. Selon Paulo Herkenhoff, directeur du Musée des Beaux-Arts de Rio de Janeiro, elle est le « baromètre de la société brésilienne des premières décennies du XXe siècle ».
Liste d'œuvres
- Chapèu azul, 1922 – Coleção Simão Mendel Guss
- Autorretrato (Manteau rouge), 1923, huile sur toile, 73 × 60 cm – Musée national des Beaux-Arts
- A Negra, 1923 – Musée d'Art contemporain de l'université de São Paulo
- Caipirinha, 1923 – Collection privée
- Rio de Janeiro, 1923 – Fundação Cultural Ema Gordon Klabin
- Carnaval em Madureira, 1924, huile sur toile, 76 × 65 cm – Pinacothèque de l'État de São Paulo
- A Cuca, 1924 – Musée de Grenoble
- A Feira I