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Rómulo Macció

1931 - 2016

Informations clés

  • Nationality: Argentine
  • Top-ranked work: Vivir con ilusión [Living in Illusion]
  • Art period: Moderne
  • Museums on APS:
    • MAM Rio
    • MAM Rio
    • MAM Rio
    • MAM Rio
    • MAM Rio
  • Works on APS: 1
  • Lifespan: 85 years
  • Plus…
  • Also known as:
    • Macció
    • Romulo Maccio
    • Maccio
  • Born: 1931, Buenos Aires, Argentine
  • Top 3 works: Vivir con ilusión [Living in Illusion]
  • Died: 2016
  • Copyright status: Under copyright

Quiz d'art

Chaque question ne comporte qu'une seule bonne réponse.

Question 1:
Dans quelle ville Frank Auerbach est-il né ?
Question 2:
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Frank Auerbach a passé son enfance dans une école pour enfants réfugiés juifs située en :
Question 3:
Quel modèle a été représenté le plus fréquemment par Frank Auerbach tout au long de sa carrière ?
Question 4:
À quel mouvement artistique Frank Auerbach est-il principalement associé ?
Question 5:
En quelle année Frank Auerbach a-t-il bénéficié d'une exposition rétrospective à la Hayward Gallery, à Londres ?

Frank Auerbach : Une vie peinte dans l'épaisseur de l'émotion

Né à Berlin en 1931, la vie de Frank Auerbach fut profondément marquée par les événements tumultueux du XXe siècle. Ses premières années furent empreintes d'instabilité : réfugié de l'Allemagne nazie, il arriva en Angleterre avec ses parents alors qu'il n'était qu'un enfant, pour ensuite être le témoin de leur tragique disparition durant la Seconde Guerre mondiale. Cette expérience de perte et de déracinement devint un thème central et tacite tout au long de sa carrière prolifique, imprégnant d'une émotion brute chaque coup de pinceau.

Le parcours artistique d'Auerbach débuta à la St Martin's School of Art de Londres, où il trouva un mentor sous la direction de David Bomberg, figure clé du mouvement de l'École de Londres. Ce groupe, caractérisé par son rejet du formalisme académique et son adhésion à l'expression subjective, offrit un terrain fertile au développement d'Auerbach. Il perfectionna ses compétences au Royal College of Art mais s'éloigna rapidement des tendances dominantes pour forger son propre style distinctif – un style défini par des couches de peinture intensément superposées, souvent appliquées au couteau et au doigt, créant une surface tactile, presque sculpturale.

Ses premiers modèles étaient profondément personnels : son épouse, Julia ; Juliet Yardley Mills (« J.Y.M. ») ; et plus tard, Stella West (« E.O.W. »), une amie proche qui fut le sujet de nombreux nus et portraits parmi ses plus intimes. Ces figures n'étaient pas rendues avec une précision photographique, mais plutôt imprégnées de l'état émotionnel propre à Auerbach – un sentiment de vulnérabilité, de solitude et de contemplation silencieuse. Il quittait rarement Londres, y établissant un atelier qui resta sa constante tout au long de sa vie, un espace où il pouvait s'immerger totalement dans le processus de création.

Le langage de l'empâtement

La technique d'Auerbach est instantanément reconnaissable. Il évitait les méthodes traditionnelles de dégradé pour privilégier l'accumulation de couches successives de peinture – utilisant souvent un impasto épais qui domine la surface de ses toiles. Cette physicalité n'est pas purement décorative ; elle est indissociable de la puissance expressive de son œuvre. Les crêtes et les reliefs de la peinture semblent vibrer d'émotion, transmettant un sentiment d'urgence et d'immédiateté.

Les critiques eurent initialement du mal à catégoriser l'art d'Auerbach. Certains le reléguaient au rang de « sculpture », pointant du doigt le volume massif de peinture appliquée, tandis que d'autres y voyaient une rupture avec la peinture conventionnelle. Cependant, des figures telles que David Sylvester reconnurent son profond impact psychologique, affirmant qu'en dépit de cette densité apparente, il s'agissait indéniablement de peintures – « des images picturales, et non sculpturales » – capturant un paysage émotionnel profondément ressenti.

Son usage de la couleur est tout aussi significatif. Auerbach privilégiait les tons sombres et sourds — bruns, ocres et noirs — souvent ponctués d'éclats de rouge ou de jaune. Ces couleurs ne sont pas utilisées pour créer des représentations réalistes, mais plutôt pour évoquer une humeur et une atmosphère, contribuant au sentiment global d'introspection.

L'École de Londres et au-delà

Auerbach fut un membre clé de l'« École de Londres », un groupe d'artistes britanniques émergeant de l'ère de l'après-guerre. Aux côtés de figures comme Leon Kossoff et Roger Hilton, ils rejetèrent les tendances dominantes du modernisme européen pour développer un style distinctement anglais — caractérisé par son intérêt pour les paysages urbains, les sujets issus de la classe ouvrière et une expression intensément personnelle.

Son travail gagna en reconnaissance grâce à des expositions à la Beaux-Arts Gallery puis à la Marlborough Gallery. Une rétrospective à la Hayward Gallery en 1978 consolida sa place parmi les peintres d'après-guerre les plus importants de Grande-Bretagne. L'influence d'Auerbach s'étend bien au-delà de l'École de Londres, des artistes comme Bridget Riley reconnaissant son impact sur leur propre développement.

Héritage et émotion éternelle

Frank Auerbach s'est éteint en 2016 à l'âge de 84 ans, laissant derrière lui une œuvre immense qui continue de résonner auprès des spectateurs. Ses peintures ne sont pas de simples représentations de figures ou de paysages ; elles sont des fenêtres ouvertes sur l'âme de l'artiste — un témoignage de la capacité de l'art à exprimer les émotions humaines les plus profondes.

Son héritage réside dans son engagement sans compromis envers l'expression personnelle, son usage innovant de la matière et sa capacité à créer des œuvres qui sont à la fois intensément intimes et universellement accessibles. Les peintures d'Auerbach demeurent un rappel puissant de la capacité durable de l'art à affronter les vérités difficiles et à éclairer les complexités de l'expérience humaine.