La vie et les origines de Robert Burnard
Robert Burnard était un peintre cornouaillais né à Laneast. Ses racines plongent dans une famille composée de ses parents, Elizabeth Westlake Burnard et Richard Parnell Burnard. La chronologie exacte de sa venue au monde demeure difficile à établir avec précision, les archives suggérant une naissance en 1799 ou en 1800.
Son talent s'exprimait à travers une multitude de sujets. Loin de se limiter aux seuls visages humains, il consacra une grande partie de son temps à peindre des demeures autant que des portraits. Cette diversité dans son œuvre témoigne d'un homme habitué à observer avec acuité les structures et les êtres qui composent un paysage.
Émigration et dernières années en Australie
En 1840, Burnard quitta sa terre natale du Royaume-Uni pour émigrer en Australie. Ce départ marqua un tournant décisif dans son existence, l'éloignant des cercles anglais où son talent pour le portrait s'était établi. Son arrivée dans ce nouveau territoire coïncida avec une période de transition qui demeure, avec le passage du temps, quelque peu voilée par l'ombre.
Les détails entourant ses dernières années sont difficiles à cerner. Une incertitude plane sur la date exacte de son décès. Certains registres suggèrent qu'il avait quitté la vie dès 1847, mentionnant son « départ » dans un article du South Australian Register. Pourtant, d'autres sources proposent une chronologie différente, fixant sa mort au 13 avril 1876 à Adélaïde. Cette divergence rend complexe le suivi de ses derniers mouvements ou l'étendue réelle de son activité en Australie.
Œuvres clés et peintures notables
Le lien le plus certain avec la période anglaise de Burnard est la peinture à l'huile de 1833, intitulée John Gubbins Newton and His Sister, Mary Newton. Ce portrait en pied capture les enfants de John et Charity Newton. Dans cette œuvre, le jeune John Gubbins Newton, âgé de sept ans, est assis sur un cheval, tandis que sa sœur, Mary, se tient à ses côtés. La peinture n'a été identifiée comme étant la sienne qu'après un nettoyage, lequel a révélé une signature à la peinture ocre, dissimulée dans le feuillage dans le coin supérieur gauche.
Cette pièce spécifique demeure la seule peinture anglaise connue, datant d'avant son départ pour l'Australie, qui puisse lui être attribuée avec certitude. Elle est conservée au Yale Center for British Art dans le cadre de la collection Paul Mellon. L'œuvre offre un regard formel sur la fratrie, les présentant dans un décor incluant un chien et divers éléments de costumes d'époque.