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Pino Pascali

1935 - 1968

Informations clés

  • Museums on APS:
    • Galleria Civica di Arte Moderna e Contemporanea Torino
    • Galleria Civica di Arte Moderna e Contemporanea Torino
    • Galleria Civica di Arte Moderna e Contemporanea Torino
    • Galleria Civica di Arte Moderna e Contemporanea Torino
    • Galleria Civica di Arte Moderna e Contemporanea Torino
  • Art period: Moderne
  • Lifespan: 33 years
  • Top 3 works:
    • Homage to Billie Holiday
    • Trophy
    • Untitled (242)
  • Copyright status: Under copyright
  • Plus…

Pino Pascali fut un artiste italien polyvalent, sculpteur, scénographe et performeur.
Né à Bari, en Italie, en 1935, il s'installa à Rome en 1955 pour étudier la peinture de décors et la scénographie à l'académie des beaux-arts. Avant sa première exposition personnelle en 1965 à la Galleria La Tartaruga, Pascali travailla pendant plusieurs années comme illustrateur et designer publicitaire. Sa carrière fulgurante fut tragiquement interrompue en 1968, lorsqu'il mourut dans un accident de moto à l'âge de trente-deux ans. Pourtant, malgré sa brièveté, son œuvre constitue une contribution majeure à l'art de l'après-guerre.
En 1955, quittant ses études scientifiques à Bari, Pascali s'orienta vers un cursus artistique. Il intégra en 1956 l'Accademia di Belle Arti de Rome, suivant le cours de scénographie dispensé par Peppino Piccolo et son assistant Fabio Vergoz. Sous la direction de Toti Scialoja, dont la pédagogie ouverte encourageait l'expérimentation de divers médiums, il forgea son identité artistique. C'est au sein de l'Académie qu'il fit la rencontre de Jannis Kounellis, futur compagnon de route du mouvement Arte Povera. Pascali prit part à plusieurs expositions collectives pour jeunes artistes : en 1956, l'exposition de peinture à l'Istituto Tommaseo de Tivoli ; en 1956, la seconde exposition « Pennello d'argento » au Circolo Culturale delle Vittorie à Rome ; et en 1959, le spectacle de scénographie au 2ème Festival dei Due Mondi à Spoleto. Avant l'obtention de son diplôme en 1959, il travailla comme assistant scénographe pour de nombreuses productions de la RAI et collabora avec les studios Saraceni, Lodolofilm et Incom, agissant en tant que scénographe, graphiste, scénariste et concepteur créatif pour la publicité télévisée, créant des croquis, des personnages et des courts-métrans publicitaires.
En 1966, Pascali présenta une exposition personnelle à la galerie L'Attico à Rome. Ce fut l'occasion de dévoiler ses « fausses sculptures », une série de toiles façonnées qui semblent au premier abord être des sculptures solides, mais qui sont en réalité des peintures présentant des formes abstraites évoquant animaux, plantes et pays emblématiques. Parmi ces œuvres figurait Decapitazione delle giraffe (Décapitation des girafes), où une structure en bois mimait un squelette recouverte de toile pour représenter la peau. La série comprenait également Decapitazione della sculptura (1966) et Mare (Mer, 1966). Ses autres travaux utilisant la toile incluent Grande bacino di donna, Mons Venus (1964) et Labbra rosse (Lèvres rouges, 1964). Ces œuvres étaient de grandes toiles plates devenant des sculptures tridimensionnelles grâce à des structures en bois et de la peinture, tout en conservant la possibilité d'être accrochées au mur. Beaucoup de ces sculptures puisaient dans la culture populaire de l'époque. Peu avant, Pascali avait créé sa « série Armi » ou « Armement » (1965–66). Assemblées à partir de matériaux de récupération et peintes en vert olive, ces sculptures recréent fidèlement chaque détail de l'arme qu'elles imitent. Cependant, comme l'arme est incapable de tirer ou de tuer, elle se transforme en un jouet innocent et démesuré.
« Je suis né en 1935. Les premiers jeux auxquels j'ai joué étaient principalement basés sur la guerre. Mes jouets étaient des amas d'objets trouvés dans la maison, qui représentaient des armes. Par exemple, un haricot devenait une balle, un balai et une boîte maintenus ensemble par un élastique devenaient un fusil, un morceau de papier roulé attaché à un tabouret était un canon, une casserole était un casque, deux morceaux de bois cloués ensemble étaient un sabre, trois morceaux de bois un avion, et ainsi de suite. Ma façon de jouer avec les autres enfants était largement basée sur la représentation de l'héroïsme guerrier des adultes (nos pères étaient à la guerre). »
Cette citation de Pascali révèle les racines profondes du lien entre ces objets de guerre transformés en jouets et la présence omniprésente de la guerre dans son enfance.
À l'opposé de l'apparence de la « série Armi », Pascali proposait des formes organiques dans un univers onirique qui, à l'instar des « fausses sculptures », joue sur la relation entre illusion et réalité.
Une autre sculpture célèbre de Pascali est 32 m² di mare circa (Environ 32 m² de mer). Réalisée en 1967, cette œuvre se compose de 30 plateaux peu profonds contenant de l'eau teintée en bleu. Ces dalles étaient disposées côte à côte sur le sol, à l'exception de six d'entre elles formant un chemin en zigzag, permettant au spectateur de déambuler dans cette « mer » créée par l'artiste. Cette influence de la qualité spéculaire de l'eau se retrouve dans d'autres œuvres telles que Fiume (Rivière), Fiume con foce tripla (Rivière à triple estuaire), Acque stagnanti (Eaux stagnantes) et Canali d'irrigazione (Canaux d'irrigation).
En 2016, l'œuvre de Pascali Code di delfino (1996), une toile sur structure en bois, a été vendue chez Christie's à Londres pour un montant record de 2,2 millions de livres sterling (2,6 millions de livres avec les frais).

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