Une vie en Provence
Né à Arles, en France, Philippe Sauvan était le fils du peintre et doreur Honoré Sauvan et de Lucresse Bonnel. Son odyssée artistique débuta sous l'égide de son père, avant qu'il n'entame un apprentissage auprès du peintre Pierre Parrocel à Avignon. Après un bref séjour à Rome, il regagna Avignon pour y épouser Jeanne-Marie Benoist. De leur union naquirent onze enfants, dont deux qui suivirent ses traces dans les arts : un fils, Pierre, et une fille, Gabrielle.
Sauvan s'imposa comme un peintre de premier plan dans la région d'Avignon, particulièrement au lendemain de la peste de 1720. Sa carrière fut marquée par la transmission de son savoir auprès de plusieurs élèves, tels que Jean-Joseph Balechou et Charles François Lacroix. Son héritage demeure également intimement lié à sa descendance, notamment à travers Jean-Baptiste Marie de Piquet, bibliophile de renom, et Esprit Calvet, le fondateur du Musée Calvet à Avignon.
Œuvres artistiques et commandes
L'œuvre de Philippe Sauvan se distingue par un attachement profond aux thématiques religieuses, dont de nombreuses pièces sont aujourd'hui préservées dans les églises de la région. Parmi ses peintures religieuses les plus notables, on peut citer :
Au-delà des commandes ecclésiastiques, Sauvan fut investi de missions profanes et civiques. En 1748, les consuls d'Avignon lui confièrent la décoration d'un plafond de l'ancienne hôtel de ville. Ce projet magistral se déclina en trois panneaux peints à la détrempe : La Souveraineté, Le Génie consulaire et Le Génie ailé du gouvernement. Son répertoire comprenait également des portraits de figures illustres, à l'instar de Marie de Grille d'Estoublon et de Guillaume de Piquet.