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Noria Mabasa

Informations clés

  • Also known as: Noria Muelwa Mabasa
  • Top 3 works:
    • Noria Mabasa South African Coloured Corps Figure
    • Noria Mabasa Soldiers Head
    • Crocodile eating goat
  • Nationality: Afrique du Sud
  • Art period: Moderne
  • Born: 1938, Hoepie, Afrique du Sud
  • Plus…
  • Top-ranked work: Noria Mabasa South African Coloured Corps Figure
  • Museums on APS:
    • Musées de l’Université de Pretoria
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    • Musées de l’Université de Pretoria
    • Musées de l’Université de Pretoria
  • Works on APS: 3
  • Copyright status: Under copyright

Quiz d'art

Chaque question ne comporte qu'une seule bonne réponse.

Question 1:
Dans quelle province sud-africaine Noria Mabasa est-elle née ?
Question 2:
Pour quelles compétences Noria Mabasa est-elle principalement connue ?
Question 3:
À partir de quelle année Noria Mabasa a-t-elle commencé à travailler en tant qu'artiste ?
Question 4:
Quels thèmes sont souvent représentés dans les sculptures de Noria Mabasa ?
Question 5:
Qu'est-ce qui l'a inspirée à commencer la sculpture sur bois ?

Une vie ancrée dans la terre : l'histoire de Noria Mabasa

Noria Muelwa Mabasa, née le 10 mai 1938 dans le petit village de Shigalo, dans la province du Limpopo en Afrique du Sud, est bien plus qu'une simple artiste ; elle est une conteuse sculptée dans le bois et façonnée dans l'argile. Son parcours de vie, profondément entrelacé avec les traditions et la spiritualité de son héritage Venda, s'est épanoui en une carrière remarquable qui lui a valu une reconnaissance internationale et a consolidé sa position parmi les plus grandes artistes contemporaines d'Afrique du Sud. Ayant grandi dans un milieu rural, Mabasa a reçu une éducation formelle limitée — seulement une année de scolarité avant que les responsabilités domestiques n'exigent son attention. Cette connexion précoce à la terre et à ses rythmes s'est pourtant révélée bien plus formatrice que n'importe quelle salle de classe. Ce fut un ancrage qui allait plus tard infuser son art d'une authenticité et d'une puissance résonnant profondément auprès des spectateurs, par-delà les cultures. Un moment charnière survint en 1965, lorsqu'elle se sépara de son mari après être tombée malade. De retour dans son lieu de naissance, elle fit l'expérience de rêves vifs la guidant vers l'expression artistique, et plus précisément vers le travail de l'argile. Il ne s'agissait pas de simples visions nocturnes ; c'étaient des murmures ancestraux, incitant à une exploration autodidacte des métiers traditionnels et à la création de petites figurines offertes aux enfants du village — les premières semences d'une vocation florissante.

De l'argile au bois : un éveil spirituel

La première incursion de Mabasa dans l'art commença avec l'argile en 1974, faisant d'elle la première femme Tsonga à travailler ce médium. Ses premières sculptures céramiques, peintes de teintes d'émail vibrantes, gagnèrent rapidement en reconnaissance pour leurs formes naturalistes et leurs représentations évocatrices de la vie quotidienne. Cependant, c's'est une rencontre fortuite avec le sculpteur Venda Nelson Makhuba en 1983 qui la propulsa dans le domaine de la sculpture sur bois. Makhuba encouragea Mabasa à explorer ce nouveau matériau, reconnaissant son talent inné et son potentiel. Cette transition ne consistait pas simplement à changer de médium ; ce fut un véritable éveil spirituel. Le bois, découvrit-elle, offrait une forme de permanence différente — une résilience qui reflétait la force et l'endurance des femmes qui inspiraient son œuvre. Ses premières sculptures sur bois furent directement influencées par les figurines en argile et les figures traditionnelles matano utilisées lors des cérémonies d'initiation domba, témoignant d'un profond respect pour les pratiques ancestrales et le patrimoine culturel. Le choix de travailler le bois présentait également des avantages pratiques ; comme elle le soulignait elle-même, il « n'est pas aussi fragile que l'argile », lui permettant de créer des pièces plus grandes et plus ambitieuses capables de résister à l'épreuve du temps.

Thèmes de culture, de féminisme et de mythologie

L'art de Mabasa est profondément thématique, enraciné dans le monde métaphysique et centré sur l'expérience des femmes. Ses sculptures ne sont pas de simples représentations de figures ; elles sont des réceptacles d'histoires — des récits de la mythologie Venda, de la spiritualité, ainsi que des défis et des triomphes de la vie quotidienne. Elle mêle avec maestria les éléments figuratifs et fonctionnels, créant souvent des pots qui prennent des formes humaines ou arborent des visages expressifs, brouillant ainsi la frontière entre l'art et l'utilitaire. La forme féminine est centrale dans son travail, incarnant la force, la résilience et un lien indéfectible avec la terre. Ses sculptures abordent fréquemment les questions relatives au rôle des femmes dans la société, remettant en question les normes traditionnelles et célébrant leur pouvoir et leur autonomie. Au-delà du féminisme, les œuvres de Mabasa sont imprégnées du riche symbolisme de la culture Venda. Des motifs récurrents — animaux, esprits ancestraux et scènes du folklore local — témoignent d'une compréhension profonde de son héritage et d'un désir de le préserver pour les générations futures.

Reconnaissance et héritage : une récipiendaire de l'Ordre du Baobab

Le parcours artistique de Noria Mabasa a été marqué par de nombreux honneurs et des expositions internationales, consolidant sa réputation d'artiste contemporaine de premier plan. En 2002, elle fut honorée de la catégorie Argent de l'Ordre du Baobab — une prestigieuse distinction nationale sud-africaine récompensant les contributions exceptionnelles à la société. Cette reconnaissance célébra non seulement son talent artistique, mais reconnut également son rôle dans la préservation et la promotion de la culture Venda. Ses œuvres ont été exposées dans le monde entier, captivant les publics par leur détail complexe, leur profondeur émotionnelle et leur puissant symbolisme. Des pièces telles que The Flood (199ancement), une sculpture monumentale sculptée dans un tronc de figuier illustrant la dévastation des inondations sur les villages locaux, s'érigent comme des témoignages de sa maîtrise technique et de sa vision artistique. Une autre œuvre notable, The Drum of Thunder, s'est vendue pour 150 000 rands sud-africains en 2017, démontrant la demande croissante pour son art sur le marché international. Aujourd'hui, Mabasa continue de créer depuis sa galerie personnelle, inspirant d'innombrables artistes par son dévouement à son artisanat et son engagement indéfectible envers ses racines culturelles. Son héritage dépasse ses sculptures ; c'est une histoire de résilience, d'éveil spirituel et du pouvoir de l'art à nous relier à notre passé, notre présent et notre avenir.

Une voix qui perdure : l'influence durable de Mabasa

L'impact de Noria Mabasa sur la scène artistique sud-africaine — et au-delà — est indéniable. Elle a non seulement élevé le profil de l'art Venda, mais elle a également ouvert la voie à d'autres femmes artistes dans un domaine traditionnellement dominé par les hommes. Son travail sert de rappel puissant de l'importance de préserver le patrimoine culturel et de célébrer la force et la résilience des femmes. Ses sculptures, souvent imprégnées de récits personnels et de sagesse ancestrale, offrent aux spectateurs un aperçu d'un monde riche en mythologie, en spiritualité et en profonde connexion humaine. L'influence durable de Mabasa réside dans sa capacité à fusionner harmonieusement tradition et innovation, créant un art qui est à la fois profondément ancré dans son héritage culturel et universellement pertinent. Elle demeure une voix vitale — une conteuse sculptée dans le bois et façonnée dans l'argile — dont l'œuvre continue d'inspirer et de captiver les publics du monde entier.