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Michelangelo Cerquozzi

1602 - 1660

Informations clés

  • Copyright status: Public domain
  • Museums on APS:
    • Galleria Nazionale d’Arte Antica
    • Galleria Nazionale d’Arte Antica
    • Galleria Nazionale d’Arte Antica
    • Galleria Nazionale d’Arte Antica
    • Galleria Nazionale d’Arte Antica
  • Born: 1602, Rome, Italie
  • Died: 1660
  • Also known as: Michelangelo Delle Battaglie
  • Lifespan: 58 years
  • Art period: Époque moderne précoce
  • Plus…
  • Nationality: Italie
  • Creative periods: mature period
  • Top-ranked work: Figures in a Tree-lined Avenue
  • Works on APS: 9
  • Movements: baroque
  • Top 3 works:
    • Figures in a Tree-lined Avenue
    • Bambocciata
    • Spring (Flora)

Michelangelo Cerquozzi, plus connu sous le nom de Michelangelo delle Battaglie, fut un peintre baroque italien dont l'œuvre rayonne par la diversité de ses scènes de genre, ses tableaux de bataille, ses compositions religieuses et mythologiques ainsi que ses natures mortes. Ses scènes de genre furent profondément marquées par l'influence des maîtres flamands et hollandais, les Bamboccianti, qui animaient la Rome de l'époque en créant de petites peintures de cabinet et des estampes capturant le quotidien des classes populaires de la ville et de sa campagne. En tant que l'un des plus illustres peintres de bataille actifs en Italie durant la première moitié du XVIIe siècle, Cerquozzi s'est forgé un surnom mémorable : « Michelangelo delle Battaglie » (Michelangelo des batailles).
Né à Rome, fils de Marcello Cerquozzi et de Lucia Vassalli, deux citoyens romains, il grandit dans une famille aisée dont le père était un prospère marchand de cuir. C'est dès l'âge de 12 ans que Michelangelo entame sa formation artistique dans l'atelier de Giuseppe Cesari, un peintre d'histoire dont le studio fut également le berceau du jeune Caravage à son arrivée à Rome.
Les biographes et historiens de l'art décrivent Cerquozzi comme un artiste en communion étroite avec le cercle des peintres flamands et hollandais établis à Rome. On situe sa présence active dans la capitale entre 1620 et 1621, travaillant aux côtés de Jacob de Hase (également nommé Giacomo Fiammingo), un spécialiste des batailles venu d'Anvers en 1601. Il est possible qu'il ait étudié auprès de ce dernier avant cette date. En 1624, il côtoie les peintres hollandais Paulus Bor et Jan Harmansz, puis, entre 1625 et 1630, le Flamand Willem Michiels. Dès 1631, il dirige son propre atelier avec ses élèves Matteo Bonicelli et Michiels.
Bien que la période de ses débuts demeure méconnue, il y a déjà pratiqué la peinture de bataille et la nature morte, s'inspirant notamment du travail de Pietro Paolo Bonzi, maître du genre.
En 1634, Cerquozzi rejoint l'Accademia di San Luca, dont il suivra les réunions jusqu'en 1652, tout en conservant une liberté créatrice qui l'éloignait des règles de décorum les plus strictes de l'institution.
Sa renommée croît de manière fulgurante à partir de 1630, ses œuvres trouvant preneurs auprès de toutes les strates de la société. Le soutien initial de marchands tels que Domenico Viola fut crucial pour l'ascension de sa carrière. Il parvint également à obtenir des commandes prestigieuses, allant de professionnels comme l'avocat Raffaello Marchesi et le docteur Vincenzo Neri, jusqu'à une haute noblesse comprenant les familles Barberini et Colonna, ainsi que le cardinal Rapaccioli ou encore le comte Camillo Carandini. Nombre de ses mécènes appartenaient aux cercles soutenant la cause espagnole en Italie ; Cerquozzi collabora d'ailleurs à des projets illustrant le De Bello Belgico de Famiano Strada, célébrant les campagnes d'Alessandro Farnese.
Son cercle amical comprenait des figures majeures telles que Pietro da Cortona, Giacinto Brandi et Cornelis Bloemaert, tandis qu'il transmit son savoir à des élèves comme Matteo Bonicelli et Giovanni Francesco Gerardi. <
Sans jamais se marier ni laisser de descendance, Cerquozzi s'éteignit le 29 mars 1660 à Rome, dans sa demeure située près de la Place d'Espagne, laissant derrière lui le souvenir d'un artiste devenu très fortuné, riche de possessions foncières et financières importantes.
Si l'on retient surtout ses petites toiles de genre et ses dynamiques scènes de bataille baroques, son talent s'étendait également à la nature morte, à la religion et à la mythologie. Bien qu'il n'ait réalisé qu'une seule commande publique à Rome — une lunette disparue représentant le miracle de Saint François de Paule dans le cloître de l'église Sant’Andrea delle Fratte — il aurait peint des retables pour plusieurs églises sardes non identifiées.
Ses œuvres religieuses, souvent de format cabinet, présentent, à l'instar de ses scènes de genre, des personnages modestes et non idéalisés évoluant dans des paysages naturalistes. Ses compositions mythologiques, telles que Hercule et Herminie ou Les Bergers, sont ancrées dans un univers paysan, tout comme ses allégories des saisons (l'Été et le Printemps, conservées à l'Ashmolean Museum).
C'est véritablement par ses scènes de combat qu'il a mérité son titre de « Michelangelo delle Battaglie ». En adaptant le style des Bamboccianti au genre militaire, il a utilisé un langage direct, presque brutal, poussant la peinture de bataille vers une représentation brute de la réalité. Certaines de ses œuvres portent l'empreinte de Salvator Rosa, à l'image de la « Bataille » conservée à la Galleria Nazionale de Rome.
À travers ses petits formats, il a apporté une contribution majeure au genre en proposant des points de vue rapprochés où domine un conflit de cavalerie intense, capturant le mouvement effréné des chevaux et des hommes. Ces travaux ont non seulement influencé, mais aussi anticipé les prouesses de Jacques Courtois (dit Le Borgognone) dans l'art de la bataille.

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