La vie et la polyvalence de Marcel Mariën
Né à Anvers, en Belgique, Marcel Mariën s'est imposé comme une figure multidimensionnelle au sein du mouvement surréaliste. Son élan créatif a embrassé une multitude de disciplines, s'illustrant en tant que dramaturge, poète, photographe, peintre, cinéaste, imprimeur, collageur, écrivain, éditeur, artiste visuel et sculpteur. Son odyssée artistique débute dès l'âge de quinze ans, lorsqu'il quitte l'école pour devenir apprenti photographe. Dès 1938, il exposait ses propres œuvres, intitulées L'INTROUVABLE, aux côtés de René Magritte à Londres. Au-delà des arts visuels, Mariën fut un écrivain et éditeur prolifique, marquant l'histoire en produisant la première monographie sur Magritte et en fondant la revue Les Lèvres Nues. Son esprit insatiable l'a également porté vers l'aventure, qu'il soit marin sur un cargo danois ou traducteur en Chine.
Vision surréaliste et expression artistique
L'œuvre photographique de Mariën se caractérise par une vision personnelle singulière, particulièrement manifeste dans sa pièce de 1943, De Sade à Lénine. Son imagerie s'articule souvent autour de deux thèmes fondamentaux : l'objet quotidien dépouillé de sa fonction traditionnelle et le corps féminin utilisé comme un instrument de création. Dans ses dernières années, il est revenu à la photographie surréaliste, mettant fréquemment en scène des modèles féminins nus avec des objets insolites ou dans des situations absurdes. Sa contribution cinématographique, le film L'Imitation du cinema, exploitait une fusion d'imagerie sexuelle et religieuse. Tout au long de sa carrière, il est demeuré le chroniqueur dévoué des surréalistes belges, publiant divers documents, manifestes et tracts qui ont immortalisé les activités du mouvement.