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Getulio Alviani

1939 - 2018

Informations clés

  • Died: 2018
  • Nationality: Italie
  • Works on APS: 2
  • Born: 1939, Udine, Italie
  • Top-ranked work: Superficie a testura vibratile
  • Also known as: G. Alviani
  • Plus…
  • Copyright status: Under copyright
  • Lifespan: 79 years
  • Art period: Moderne
  • Top 3 works:
    • Superficie a testura vibratile
    • Living in stringing variable 16 square
  • Museums on APS:
    • Museo MAGA
    • Museo MAGA
    • Museo MAGA
    • Museo MAGA
    • Ministero degli Affari Esteri e della Cooperazione Internazionale Collezione Farnesina

Quiz d'art

Chaque question ne comporte qu'une seule bonne réponse.

Question 1:
Dans quelle ville Getulio Alviani est-il né ?
Question 2:
Pour quel mouvement artistique Getulio Alviani est-il le plus connu pour ses contributions ?
Question 3:
Quel matériau Alviani utilisait-il fréquemment dans sa série « Superfici a testura vibratile » ?
Question 4:
Le travail d'Alviani se concentrait souvent sur l'interaction entre la lumière, le mouvement et quel autre élément ?
Question 5:
Quel musée a exposé les « Superfici a testura vibratile » d'Alviani dans les années 1960 ?

Un pionnier de la dynamique optique : La vie et l'art de Getulio Alviani

Getulio Alviani, né à Udine, en Italie, en 1939 et décédé à Milan en 2018, s'impose comme une figure charnière de l'évolution de l'art abstrait d'après-guerre. Il n'était pas simplement un peintre ou un sculpteur ; il se définissait lui-même comme un « inventeur en plasticité », un explorateur infatigable de la perception visuelle, de la lumière et du mouvement. Sa jeunesse laissait déjà présager son destin, révélant une aptitude remarquable pour le design et le dessin géométrique dès l'enfance. Bien qu'initialement inscrit à l'École des Beaux-Arts de Venise, Alviente trouva rapidement les approches académiques traditionnelles limitantes, préférant s'immerger dans l'étude des chefs-d'œuvre classiques et s'investir dans un travail pratique auprès d'architectes locaux sur des projets techniques tels que la gravure. Ce mélange d'appréciation artistique et d'expérience concrète jeta les bases de son approche unique. Il commença à travailler dans le domaine du design industriel, un univers qui allait profondément façonner sa sensibilité esthétique et lui offrir des perspectives cruciales sur la relation entre forme, fonction et perception.

Du design industriel à l'exploration cinétique

La fin des années 1950 marqua un tournant décisif dans la carrière d'Alviani lorsqu'il se plongea dans les complexités de la « production » et de la « construction ». Ses premiers pas dans l'art passèrent par la conception de conduits électriques, remportant un concours qui témoignait déjà de sa pensée novatrice. Cette réussite lui permit d'occuper le poste de directeur artistique pour Ave, une entreprise de premier plan, où il perfectionna ses compétences en graphisme et en communication visuelle. Cependant, c'est durant cette période que la fascination d'Alviani pour l'interaction entre la lumière et les surfaces réfléchissantes commença à s'ancrer. Évoluant dans un environnement industriel, il observa les surfaces d'aluminium poli et reconnut leur potentiel à générer des effets visuels dynamiques par la manipulation : le polissage et l'abrasion devin'rent des outils pour déverrouiller de nouvelles expériences perceptuelles. Cette expérimentation culmina avec sa série emblématique, les « Superfici a testura vibratile » (Surfaces à texture vibrante), qui allait le propulser sur la scène artistique internationale. Il ne s'agissait pas d'objets statiques, mais de surfaces méticuleusement construites pour interagir avec la lumière, changeant et oscillant selon l'angle d'observation du spectateur. En 1961, son invitation à l'exposition zurichoise « Nove Tendencije » le connecta à un réseau d'artistes partageant cette quête de l'art optique et cinétique, parmi lesquels Julio Le Parc, François Morellet et Enrico Castellani. Cet échange d'idées fut essentiel pour consolider l'engagement d'Alviani envers un art dynamique qui sollicite activement le regardeur.

Les années milanaises : Dialogue avec les maîtres et reconnaissance internationale

L'installation d'Alviani à Milan en 1962 s'avéra transformative. La ville devint son ancrage, favorisant des collaborations et des dialogues avec certains des artistes les plus influents d'Italie, tels que Lucio Fontana, Piero Manzoni, Max Bill et Bruno Munari. Fontana, en particulier, reconnut le potentiel de l'œuvre d'Alviani, faisant l'acquisition de plusieurs « surfaces » et témoignant d'une compréhension fine de leurs qualités innovantes. Durant cette période, Alviani affina ses techniques et explora de nouvelles voies au sein de l'art optique. Il ne cherchait pas simplement à créer des illusions ; il aspirait à comprendre *comment* la perception elleuse-même fonctionnait. Sa participation à la Biennale de Venise en 1964, partageant l'espace avec Enrico Castellani, renforça sa réputation. Le sommet de cette reconnaissance précoce fut atteint en 1965 avec une invitation pour l'exposition révolutionnaire de William C. Seitz, « The Responsive Eye », au MoMA à New York. Cette exposition, dédiée à l'art cinétique et programmé, offrit l'œuvre d'Alviani à un public mondial, et l'acquisition par le musée de l'une de ses pièces — utilisée comme image d'affiche pour des expositions ultérieures — souligna son importance historique. Son inclusion à la Documenta 4 de Kassel en 1968 vint sceller sa position au sein de la communauté artistique internationale.

Un héritage d'interaction : Au-delà de la peinture et de la sculpture

Tout au long des années 1970, Alviani élargit ses horizons artistiques, voyageant en Amérique du Sud et acceptant la direction du Musée d'Art Moderne Jesús Soto à Ciudad Bolívar, au Venezuela. Cette période enrichit sa perspective et renforça son engagement à promouvoir des expériences artistiques dynamiques. Bien qu'il soit principalement connu pour ses « Superfici a testura variabile » — des œuvres en aluminium poli reflétant la lumière en teintes changeantes — la production artistique d'Alviani était remarquablement diverse. Il explora les « surfaces chromodynamiques », étudiant les interactions des couleurs primaires, et créa des « miroirs » fascinants produisant l'illusion d'anneaux formés sur le métal réfléchissant. Son travail a constamment défié les frontières entre peinture, sculpture et design. Alviani ne se contentait pas de créer des objets ; il ambitionnait de créer des expériences. En 1988, il publia un ouvrage sur Josef Albers, démontrant son engagement profond envers la théorie et l'histoire de l'art, et collabora avec Giancarlo Pauletto sur un volume dédié à Michel Seuphor. Son œuvre continue d'être activement échangée dans les enchères internationales, prisée pour sa rigueur intellectuelle, sa précision formelle et ses effets visuels captivants. L'héritage de Getulio Alviani réside non seulement dans ses créations éblouissantes, mais aussi dans son engagement indéfectible à explorer les principes fondamentaux de la perception et de l'interaction — une quête qui continue d'inspirer les artistes d'aujourd'hui.