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Entrée de catalogue: Self-portrait

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Nom Classe Date

Alexandre Cabanel, Self-portrait (1885), Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers. Domaine public. Découvrez cette toile sous une lumière mouvante : le dessin, la couleur véritable sous le vernis, le pigment à nu

Les faits

Artiste
Alexandre Cabanel wahooart.com/fr/artists/alexandre-cabanel_fr/
Dates de l'artiste
1823 – 1889
Peint
1885
Dimensions originales
123.5 x 94.0cm
Lieu de l'exposition
Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers wahooart.com/fr/museums/musee-royal-des-beaux-arts-d-anvers-anvers_fr/

Mise en contexte

Self-portrait — Alexandre Cabanel

Quelle est sa taille ?

L'original mesure 124 × 94 cm (hauteur × largeur), représenté ici à côté d'un adulte de taille moyenne.

Date de création

  1. 1820
  2. 1830
  3. 1840
  4. 1850
  5. 1860
  6. 1870
  7. 1880

Ligne supérieure : les années. Ligne inférieure : l'âge de l'artiste au début et à la fin de chaque période — 0 à la naissance, 66 au décès.

Peint lorsque l'artiste avait 62. L'artiste est décédé à l'âge de 66. 66 des 73 œuvres datées de cet artiste dans notre catalogue sont antérieures.

Ombré : la vie de Alexandre Cabanel (1823–1889) ▲ cette œuvre, 1885 chaque peinture datée, décennie par décennie

Premières œuvres : jusqu'en 1851 Années d'activité principales : 1851–1879 Œuvres tardives : à partir de 1879

Ces trois périodes divisent les œuvres datées de ce catalogue en un premier quart, une période médiane et un dernier quart. Elles ne représentent pas l'intégralité de la production de l'artiste : une période de faible densité peut correspondre à une lacune dans les archives plutôt qu'à une phase d'inactivité. Les mêmes années, rythmées par la vie de l'artiste

Comparer avec

Choisissez une œuvre ci-dessus : nommez deux points communs avec celle-ci, et une différence.

D'autres œuvres à découvrir aux côtés de celle-ci : wahooart.com/fr/art/similar/self-portrait-by-alexandre-cabanel/

Couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Espresso #372a1d

    Palette répertoriée

    • #372A1D
    • #4F3A21
    • #A58552
    • #1C1B18

    Ces couleurs au cœur de toute la palette de l'artiste Rechercher d'autres peintures par couleur

    Palette
    Earthy La famille de couleurs dominante dans l'image.
    Nom de la couleur principale
    Espresso
    Intensité
    Monochromatic Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Serene Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Unified Palette L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Deep_shadow Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Muted La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    Où dans le monde ce tableau est-il admiré ?

    • inférieur à 1%
    • 1–3%
    • 3–8%
    • 8–20%
    • 20% et plus
    Cette peinture seule ne compte pas assez de visiteurs enregistrés pour établir une carte, la planche présente donc toutes les œuvres de Alexandre Cabanel au cours des douze derniers mois — 56 pays au total. Source de ces chiffres

    Les dix principaux pays

    1. 1 États-Unis d'Amérique 9,2%4 100 visites
    2. 2 Chine 8,7%3 900 visites
    3. 3 Japon 6,9%3 100 visites
    4. 4 Ukraine 6,0%2 700 visites
    5. 5 Belgique 5,8%2 600 visites
    6. 6 Espagne 5,6%2 500 visites
    7. 7 Argentine 5,4%2 400 visites
    8. 8 France 4,9%2 200 visites
    9. 9 Brésil 4,3%1 900 visites
    10. 10 Pays-Bas 3,8%1 700 visites
    11. · 46 autres pays 39,4%17 600 visites

    Trouvez les trois pays les plus sombres sur la carte. Le musée qui conserve ce tableau se trouve-t-il dans l'un d'entre eux ? Notez une raison pour laquelle des personnes venant de loin pourraient venir l'admirer.

    Les 20 œuvres les plus consultées de Alexandre Cabanel

    1. 1 Ange Déchu, 1847 69,2%51 500 visites
    2. 2 L'Ange du Soir, 1848 3,9%2 900 visites
    3. 3 Le Paradis Perdu (également connu sous le nom de L'Expulsion d'Adam et Ève du Jardin d'Éden), 1867 3,2%2 400 visites
    4. 4 Cléopâtre testant des poisons sur des condamnés, 1887 2,6%1 900 visites
    5. 5 Oreste, 1846 1,6%1 200 visites
    6. 6 Mort de Francesca de Rimini et de Paolo Malatesta, 1870 1,6%1 200 visites
    7. 7 La Glorification de Saint Louis, 1853 1,5%1 100 visites
    8. 8 La Naissance de Vénus 1,1%800 visites
    9. 9 The Birth of Venus, 1863 0,9%700 visites
    10. 10 Jean le Baptiste, 1849 0,9%700 visites
    11. 11 Fallen Angel (study), 1846 0,9%700 visites
    12. 12 Ophelia detail 0,9%700 visites
    13. 13 The Birth of Venus, 1875 0,8%600 visites
    14. 14 The Death of Francesca da Rimini and Paolo Malatesta, 1870 0,7%500 visites
    15. 15 The Expulsion of Adam and Eve from the Garden of Paradise 0,7%500 visites
    16. 16 Esquisse pour Le Triomphe de Flore 0,7%500 visites
    17. 17 Triomphe de Flore 0,7%500 visites
    18. 18 Fanny Clapp, 1881 0,5%400 visites
    19. 19 Emperor Napoleon III, 1865 0,5%400 visites
    20. — Self-portrait, 1885 cette peinture 0,0%0 visites

    Dans l'ensemble, ces œuvres captent 92,9% de toute l'attention que les peintures de cet artiste ont reçue au cours des douze derniers mois. Le catalogue contient 109 œuvres de cet artiste, dont 50 ont été consultées au moins une fois. Cette peinture n'a pas encore été consultée durant cette période — elle clôt la liste sans aucun classement. Les mêmes chiffres, mois par mois

    Les barres mesurent l'attention, non la qualité. Choisissez l'œuvre en haut ainsi que celle-ci : citez un élément qui pourrait rendre une peinture célèbre, au-delà de sa simple maîtrise technique.

    Artiste et musée

    Artiste

    Alexandre Cabanel

    Né(e) à Montpellier, France

    Jeunesse, Famille et Formation Artistique

    Alexandre Cabanel naît le 28 septembre 1823 à Montpellier, en France. Il grandit au sein d'un foyer modeste, en tant que fils de charpentier. Tandis que le quotidien de sa famille était ancré dans le travail manuel et l'artisanat, le jeune garçon manifestait déjà une inclination naturelle pour le dessin. Dès l'âge de dix ans, son talent est devenu si manifeste qu'il commença un apprentissage formel à l'école d'art locale de Montpellier. Il étudie sous la direction de Charles Matet à l'École des Beaux-Arts de Montpellier, où il apprend pour la première fois à traduire l'observation en forme.

    Ses premières promesses l'éloigneront peu à peu des côtes du sud de la France pour le porter vers le cœur du monde artistique français. En 1839, une bourse lui permet de s'installer à Paris afin de poursuivre son éducation. Il intègre l'École des Beaux-Arts cette année-là, rejoignant l'atelier de François-Édouard Picot en octobre. Cette formation, rigoureuse, est centrée sur les principes classiques qui allaient définir toute sa carrière. Sous l'égide de Picot, il acquiert la discipline nécessaire pour maîtriser la figure humaine et les sujets historiques tant prisés par les académies.

    Le Prix de Rome et les années romaines

    Le chemin vers le succès s'est éclairci pour Alexandre Cabanel en 1845. À seulement vingt-deux ans, il remporte le prestigieux Prix de Rome, une distinction qui allait bouleverser le cours de son existence. Cette réussite lui permit de quitter l'austérité des salles de classe parisiennes pour s'ouvrir à la lumière et à l'histoire antique de l'Italie. Il passa ses années de résident à la Villa Médicis jusqu'en 1850, une période d'immersion totale qui lui permit de vivre au cœur même des idéaux classiques qu'il cherchait à capturer sur la toile.

    Durant son séjour à Rome, son pinceau oscilla entre ferveur religieuse et grands récits historiques. En 1849, il peignit Saint Jean le Baptiste, une œuvre qui témoignait de la profondeur de ses études académiques. Dès 1850, il achevait La Mort de Moïse. Ce tableau, d'une importance telle qu'il fut exposé au Salon de 1852, marqua son émergence en tant que figure incontournable de la scène artistique française dès son retour d'Italie.

    Mécènes et grandes commandes

    Dans l'effervescence du monde de l'art parisien, le succès reposait souvent sur le soutien de figures influentes ; pour Alexandre Cabanel, cette reconnaissance émanait tant de collectionneurs privés que des plus hautes sphères du gouvernement. Alfred Bruyas, un compatriote montpelliérain, devint l'un de ses principaux protecteurs durant une période charnière de la carrière de l'artiste. L'intérêt de Bruyas pour l'œuvre de Cabanel suscita plusieurs commandes majeures, parmi lesquelles Albaydé, La Chiaruccia et Un penseur, jeune moine romain. Ces compositions permirent à l'artiste d'explorer des thématiques plus mystérieuses et tragiques, qui allaient devenir l'une des signatures de son style.

    À mesure que sa réputation s'envolait, l'influence d'Alexandre Cabanel s'étendit aux espaces les plus prestigieux de la vie publique et privée en France. Devenant le peintre favori de Napoléon III, il scella ainsi son statut d'élite sous le Second Empire. Au-delà de l'intimité délicate du portrait, il fut fréquemment sollicité pour mener de vastes projets décoratifs. L'architecte Jean-Baptiste Cicéron Lesueur lui confia la décoration de douze pendentifs dans le Salon des Caryatides. Cette mission s'inscrivait dans une carrière plus large de décorateur d'intérieur, où il apporta sa touche magistrale à des projets d'envergure pour l'Hôtel Pereire et l'Hôtel Say.

    Œuvres Clés et Triomphe Artistique

    L'année 1863 marqua un tournant décisif dans la carrière d'Alexandre Cabanel avec la présentation de l'œuvre La Naissance de Vénus. Cette représentation de la déesse émergeant des flots provoqua une véritable sensation dans le monde de l'art. Si certains furent déroutés par la sensualité de l'œuvre, son impact fut absolument incontestable. Le tableau fut si magistralement accueilli que Napoléon III l'acquit pour sa collection personnelle, un geste qui consacra définitivement Alexandre Cabanel parmi les peintres les plus convoités du Second Empire.

    Au fil de son ascension, Alexandre Cabanel ne cessa de dialoguer avec les grandes traditions de la littérature classique. En 1880, il exposa Phèdre au Salon, une composition monumentale puisant sa force dans un sujet littéraire antique. Ce chef-d'œuvre finit par rejoindre les collections du Musée Fabre, dans sa ville natale de Montpellier. Son talent pour traiter des sujets d'une ampleur héroïque s'illustra également dans ses projets décoratifs, à l'instar du Triomphe de Flore, aujourd'hui conservé au Louvre.

    La Naissance de Vénus

    Phèdre

    Le Triomphe de Flore

    Technique et style académique

    La main d'Alexandre Cabanel était guidée par la discipline rigoureuse du réalisme académique. Il ne cherchait pas à capturer les impressions désordonnées et fugaces d'un instant, mais visait plutôt à atteindre un sentiment de permanence grâce à un dessin précis et un détail méticuleux. Son coup de pinceau était lisse, presque invisible, permettant des dégradés de tons subtils qui conféraient à ses figures un fini doux et poli. Ce contrôle technique était particulièrement manifeste dans son traitement de la forme humaine ; il possédait un talent singulier pour rendre les carnations avec un réalisme tel que ses sujets semblaient doués d'une chaleur et d'une vie véritables.

    Ses compositions s'appuyaient sur les idéaux classiques d'harmonie, d'équilibre et de proportion. Il puisait dans le passé pour trouver ses sujets, se tournant souvent vers les récits historiques, mythologiques ou religieux pour constituer le fondement de ses toiles. Dans ces œuvres, il s'efforçait d'idéaliser ses sujets, affinant leurs traits pour répondre à un standard de beauté classique plutôt que de simplement répliquer le monde tel qu'il apparaissait. Cette quête d'une réalité idéalisée lui permettait de créer des images qui semblaient à la fois ancrées dans l'anatomie humaine et élevées par un sentiment de grâce.

    La Naissance de Vénus, 1863

    Ophelia, 1883

    Portrait de la Comtesse E. A. Vorontsova Dashkova

    Cercle, rivaux et disciples

    Alexandre Cabanel occupait une position centrale, et souvent défensive, au sein de l'institution artistique française. Il se montrait un opposant déterminé aux Impressionnistes, jugeant leur approche en totale contradiction avec les traditions qu'il avait passé sa vie à défendre. Cette tension éclata au grand jour lors du Salon de 1863, lorsque lui et William-Adolphe Bouguereau refusèrent de laisser Édouard Manet exposer ses œuvres. Cette décision fut l'un des catalyseurs de la création du Salon des Refusés, marquant une fracture profonde dans le paysage artistique parisien entre la vieille garde et les mouvements d'avant-garde.

    Pourtant, tout en restant inflexible face à ces courants changeants, Alexandre Cabanel s'investit avec passion dans l'avenir de la génération montante. En 1864, il fut nommé professeur à l'École des Beaux-Arts, une fonction qu'il exerça avec dévouement jusqu'à sa mort en 1889. Maître exigeant, il façonna tant la technique que l'esprit de nombreux artistes. Son influence fut immense ; ses disciples, que l'on pouvait compter par centaines lors des Salons, portèrent son exigence et sa précision technique à travers les décennies suivantes.

    Les dernières années et la fin d'un maître

    Au milieu de sa carrière, Alexandre Cabanel avait atteint les plus hautes sphères de l'institution artistique française. En 1863, il fut élu membre de l'Académie des Beaux-Arts, occupant la dixième chaise. Son prestige au sein de la société ne cessa de croître, et en 1864, il fut nommé officier de la Légion d'honneur. Ces distinctions témoignaient de l'influence considérable qu'il exerçait au sein des structures officielles de l'époque. Toujours profondément impliqué dans le processus de sélection du Salon, il siégea en tant que membre du jury à dix-sept reprises entre 1868 et 1888.

    Au fil des décennies, alors que le monde de l'art amorçait de profonds bouleversements, il demeura une présence constante et immuable sur la scène artistique parisienne. Il continua de peindre et de transmettre son savoir, fidèle à son engagement envers les traditions classiques qu'il avait maîtrisées des décennies auparavant. Sa vie s'acheva finalement à Paris, en France, le 23 janvier 1889. Bien qu'il ait passé ses dernières années dans la capitale, ses racines restèrent ancrées dans le Midi. Il fut inhumé à Saint-Lazare, à Montpellier.

    Où admirer ses œuvres aujourd'hui

    Pour toucher du doigt l'héritage d'Alexandre Cabanel, le voyage commence souvent à Montpellier, en France. Le Musée Fabre abrite la plus grande concentration de son œuvre, avec douze pièces précieuses conservées dans sa région natale. Parmi elles, on découvre ses premières explorations de l'ombre et de la lumière, telles que la toile de 1848, Un penseur, jeune moine romain, ou encore l'œuvre de 1847, L'Ange déchu. Ces toiles offrent un regard direct sur la précision technique qui a forgé les débuts de sa carrière.

    À Paris, sa présence se fait sentir à travers plusieurs collections majeures. Le Musée d'Orsay conserve six de ses peintures, dont la célèbre représentation de 1863 de La Naissance de Vénus. À proximité, le Louvre possède deux œuvres, parmi lesquelles le TRIOMPHE DE FLORE, dont la date est restée indéterminée. Ces collections parisiennes permettent aux spectateurs de comprendre l'évolution de son style alors qu'il atteignait les sommets du système des Salons.

    Son influence s'étend bien au-delà des frontières françaises, atteignant les institutions prestigieuses des États-Unis. Le Metropolitan Museum of Art à New York détient quatre de ses œuvres, notamment la peinture de 1874, La Nymphe Écho. Parallèlement, le Baltimore Museum of Art préserve deux pièces, tel que le portrait de 1885 de Mary Frick Garrett (plus tard Mme Henry Barton Jacobs). Ces collections internationales garantissent que son approche singulière de la forme humaine demeure accessible à un public mondial.

    La Naissance de Vénus (1863)

    L'Ange déchu (1847)

    Un penseur, jeune moine romain (1848)

    La Nymphe Écho (1874)

    Musée

    Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers

    Exposé à Anvers, Belgique

    L'Histoire du Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers

    Les origines du Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers remontent à la fin du XIVe siècle, puisant leurs racines dans les collections de la Guilde de Saint-Luc d'Anvers. Cette corporation, qui regroupait peintres, sculpteurs et orfèvres, demeura une institution active jusqu'en 1773. Au fil du temps, la collection fut transmise à l'académie, formant le noyau de ce qui allait devenir une institution publique. La fondation officielle du musée intervint le 5 mai 1810, lorsque Napoléon le créa par décret impérial. Cette période de transition marqua le passage d'une propriété privée, détenue par la guilde, vers un dépôt public structuré.

    Les premières années de l'institution furent marquées par des mutations profondes dans la circulation des œuvres d'art. Dès 1817, le catalogue du musée recensait déjà 127 pièces. La collection connut une croissance substantielle au lendemain de la bataille de Waterloo ; le 5 décembre 1815, une proportion importante d'œuvres pillées durant l'occupation française regagna Anvers par le chemin de fer. Ces pièces restituées, dont beaucoup sont l'œuvre de Rubens, contribuèrent à consolider les fondations du musée. La présence de ces chefs-d'œuvre permit de garantir que l'héritage de l'art flamand demeure ancré au cœur même des remparts de la ville.

    La Crucifixion d'Anvers, 1475

    Portrait de Philippe de Croy, XVe siècle

    L'Architecture Néoclassique et la Conception du Bâtiment

    L'édifice occupe une position de premier plan dans le quartier Zuid d'Anvers, s'imposant comme une présence néoclassique majestueuse conçue par Jean-Jacques Winders et Frans Van Dijk. La construction, entamée en 1884, a vu le bâtiment s'ouvrir au public dès 1890 pour atteindre sa pleine complétude en 1894. L'architecture, fidèle aux idéaux classiques d'harmonie et d'ordre, insuffle un sentiment de permanence au cœur du paysage urbain. La façade, ornée de sculptures complexes et de médaillons honorant de célèbres artistes, transforme l'extérieur en un véritable hommage visuel à la lignée créative qui réside en son sein.

    Le musée est niché au cœur de jardins bordés par des rues dont les noms célèbrent diverses disciplines artistiques. Ces artères, telles que la Schildersstraat et la Beeldhouwersstraat, renforcent le lien organique entre l'institution et les arts de la peinture et de la sculpture. Ici, la conception du bâtiment ne se contente pas d'abriter l'art ; l'architecture participe pleinement à l'expérience, offrant un écrin structuré qui sublime les œuvres exposées. Les rénovations récentes ont su agrandir ces espaces, intégrant des éléments de modernité dans ce cadre historique tout en préservant l'âme et le caractère néoclassique originel du lieu.

    Une vaste collection d'art flamand

    La collection embrasse plus de 20 000 œuvres d'art, reflet fidèle de la production artistique et des goûts singuliers des passionnés d'art à Anvers, en Belgique, ainsi que dans les Pays-Bas septentrionaux et méridionaux depuis le XVe siècle. Ce trésor offre un panorama saisissant de divers styles et mouvements artistiques, s'étendant du XIVe au XXe siècle. L'ampleur de cette sélection permet une rencontre directe avec l'évolution de l'expression régionale, de la minutie méticuleuse de la période des Primitifs flamands à l'énergie dramatique du Baroque, en passant par les compositions détaillées de l'Âge d'or néerlandais.

    La présence de ces œuvres trace une ligne continue de l'histoire visuelle. On y découvre la précision silencieuse des époques anciennes côtoyant les approches plus expérimentales des siècles suivants. Le musée abrite des pièces magistrales qui illustrent les mutations des priorités des peintres flamands au fil des siècles. Chaque œuvre subsiste comme un témoignage physique de l'époque de sa création, entretenant un dialogue constant entre les traditions historiques des Pays-Bas et les évolutions de l'ère moderne.

    La Crucifixion d'Anvers, 1475

    Le but des choses

    Oasis, 1912

    Les chefs-d'œuvre des maîtres flamands

    L'ombre portée de Peter Paul Rubens se fait sentir dans chaque recoin des galeries, là où ses compositions dynamiques et son usage magistral de la couleur s'emparent de l'espace. Ses œuvres dialoguent avec les peintures à l'huile révolutionnaires de Jan van Eyck, telles que Sainte Barbe et La Madone à la fontaine. Ces pièces possèdent une qualité lumineuse et une précision du détail qui ont marqué l'histoire de l'art à jamais. À proximité, le poids spirituel du XVe siècle se ressent dans Rogier van der Weyden et son Retable des Sept Sacrements, une œuvre qui invite à une contemplation silencieuse sur la mortalité et la rédemption.

    La collection s'étend à travers les siècles, rassemblant les expressions les plus diverses de l'art flamand. Les œuvres de Hans Memling et de Jacob Jordaens contribuent à cette longue lignée de précision technique. Plus tard, l'énergie expressive de James Ensor insuffle une intensité d'un autre genre dans les salles. Cette continuité permet une rencontre directe avec l'évolution de l'esprit créatif de la région, de la minutie des maîtres des Primitifs flamands à l'expérimentation audacieuse des époques ultérieures.

    Le dialogue entre tradition historique et vision moderne se poursuit jusqu'au XXe siècle. Le musée abrite des œuvres de René Magritte et de Pierre Alechinsky, plaçant l'innovation contemporaine au cœur même des murs qui accueillent les maîtres anciens. Cette proximité crée un espace où l'histoire de la peinture n'est pas un chapitre clos, mais une présence continue et vibrante.

    Les Filles de Cécrope cherchant l'enfant Erichthonius, vers 1617 - Jacob Jordaens

    La Crucifixion d'Anvers, 1475 - Antonello Da Messina

    Portrait de Marguerite d'Autriche, duchesse de Savoie, 1520 - Bernard Van Orley

    Rénovations récentes et projets modernes

    Le musée a rouvert ses portes en 2022, au terme d'une vaste rénovation de onze ans. Ce projet d'envergure, porté par le cabinet d'architectes KAAN Architecten, est né de la volonté d'intégrer une fonctionnalité contemporaine au cœur même du cadre historique. Une nouvelle extension a été érigée au sein de la structure existante, s'appuyant sur une ossature d'acier de quatre étages pour donner naissance à un musée vertical. Cet ajout structurel permet une transition fluide et harmonieuse entre les différentes époques de l'art. Parallèlement, afin de garantir la préservation optimale de la collection, un nouveau dépôt à la pointe de la technologie a été construit en périphérie de la ville.

    L'agencement modernisé comprend désormais une salle dédiée à l'art moderne, offrant ainsi aux œuvres contemporaines l'espace nécessaire pour dialoguer avec les collections historiques. Au sein des galeries, l'intégration de technologies d'éclairage avancées, telles que les LED à blanc variable, permet un contrôle d'une précision absolue sur la température des couleurs. Cette rigueur technique assure que les détails subtils et les nuances chromatiques des peintures soient révélés dans des conditions optimales. L'architecture elle-même devient alors le médiateur d'un dialogue fécond entre l'élégance néoclassique de l'extérieur et la modernité des espaces intérieurs.

    Pour en savoir plus

    Affichez-le sur votre propre mur : Self-portrait by Alexandre Cabanel en tant que une reproduction à l'huile peinte à la main, adapté à vos dimensions

    Disponible en ligne

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    wahooart.com/fr/art/download/self-portrait-by-alexandre-cabanel/

    Citer cette œuvre

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    Cabanel, Alexandre. Self-portrait. 1885, Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers. https://wahooart.com/fr/art/self-portrait-by-alexandre-cabanel/
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    Cabanel, Alexandre (1885). Self-portrait [Painting]. Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers. https://wahooart.com/fr/art/self-portrait-by-alexandre-cabanel/
    Chicago
    Alexandre Cabanel. Self-portrait. 1885. Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers. https://wahooart.com/fr/art/self-portrait-by-alexandre-cabanel/
    Harvard
    Cabanel, Alexandre (1885) Self-portrait. Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers. Available at: https://wahooart.com/fr/art/self-portrait-by-alexandre-cabanel/

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    Self-portrait — Alexandre Cabanel

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    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Combien de visages pouvez-vous trouver ? ____ (notre catalogue en dénombre 1 — êtes-vous d'accord ?)
    4. Revenez sur Ange Déchu (1847), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.
    5. Alexandre Cabanel avait environ 62 ans lors de la création de cette œuvre. Quels éléments témoignent du travail d'un artiste à ce stade de sa carrière ?

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    «Self-portrait» tend vers une nuance Ochre to Sepia.

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