Papier

Guide des œuvres étudiantes

The Child

Nom Classe Date

Odilon Redon, The Child (1894), Musée Des Beaux. Domaine public. Découvrez cette toile sous une lumière mouvante : le dessin, la couleur véritable sous le vernis, le pigment à nu

Les faits

Artiste
Odilon Redon wahooart.com/fr/artists/odilon-redon_fr/
Dates de l'artiste
1840 – 1916
Peint
1894
Technique mixte
Acrylique sur toile
Dimensions originales
27 x 26 cm
Mouvement
Symbolist Painting Pictures where objects stand for ideas — a flower or a door meaning something beyond itself.
Lieu de l'exposition
Musée Des Beaux wahooart.com/fr/museums/musee-des-beaux-dijon_fr/

Mise en contexte

The Child — Odilon Redon

Quelle est sa taille ?

L'original mesure 27 × 26 cm (hauteur × largeur), représenté ici à côté d'un adulte de taille moyenne.

Date de création

  1. 1840
  2. 1850
  3. 1860
  4. 1870
  5. 1880
  6. 1890
  7. 1900
  8. 1910

Ligne supérieure : les années. Ligne inférieure : l'âge de l'artiste au début et à la fin de chaque période — 0 à la naissance, 76 au décès.

Peint lorsque l'artiste avait 54. L'artiste est décédé à l'âge de 76. 87 des 317 œuvres datées de cet artiste dans notre catalogue sont antérieures.

Ombré : la vie de Odilon Redon (1840–1916) ▲ cette œuvre, 1894 chaque peinture datée, décennie par décennie

Premières œuvres : jusqu'en 1892 Années d'activité principales : 1892–1908 Œuvres tardives : à partir de 1908

Ces trois périodes divisent les œuvres datées de ce catalogue en un premier quart, une période médiane et un dernier quart. Elles ne représentent pas l'intégralité de la production de l'artiste : une période de faible densité peut correspondre à une lacune dans les archives plutôt qu'à une phase d'inactivité. Les mêmes années, rythmées par la vie de l'artiste

Comparer avec

Choisissez une œuvre ci-dessus : nommez deux points communs avec celle-ci, et une différence.

D'autres œuvres à découvrir aux côtés de celle-ci : wahooart.com/fr/art/similar/odilon-redon-the-child-8EWMQQ-en/

Couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Acajou #bd6115

    Palette répertoriée

    • #BD6115
    • #D2C5AA
    • #F48408
    • #482F33

    Ces couleurs au cœur de toute la palette de l'artiste Rechercher d'autres peintures par couleur

    Palette
    Tons terreux La famille de couleurs dominante dans l'image.
    Nom de la couleur principale
    Acajou
    Intensité
    Vif Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Doux Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Forte unité chromatique L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Éclatant Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Présence colorée affirmée La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    Où dans le monde ce tableau est-il admiré ?

    • inférieur à 1%
    • 1–3%
    • 3–8%
    • 8–20%
    • 20% et plus
    Cette peinture seule ne compte pas assez de visiteurs enregistrés pour établir une carte, la planche présente donc toutes les œuvres de Odilon Redon au cours des douze derniers mois — 43 pays au total. Source de ces chiffres

    Les dix principaux pays

    1. 1 Chine 58,5%40 600 visites
    2. 2 États-Unis d'Amérique 13,4%9 300 visites
    3. 3 France 4,2%2 900 visites
    4. 4 Hong Kong 3,5%2 400 visites
    5. 5 Singapour 3,2%2 200 visites
    6. 6 Espagne 2,9%2 000 visites
    7. 7 Italie 1,4%1 000 visites
    8. 8 Roumanie 1,2%800 visites
    9. 9 Argentine 1,0%700 visites
    10. 10 Chili 0,9%600 visites
    11. · 33 autres pays 9,8%6 900 visites

    Trouvez les trois pays les plus sombres sur la carte. Le musée qui conserve ce tableau se trouve-t-il dans l'un d'entre eux ? Notez une raison pour laquelle des personnes venant de loin pourraient venir l'admirer.

    Les 20 œuvres les plus consultées de Odilon Redon

    1. 1 Le Cyclope, 1914 3,0%2 600 visites
    2. 2 Arbre Jaune, 1900 1,4%1 200 visites
    3. 3 Ophélie, 1903 1,3%1 100 visites
    4. 4 Vase blanc aux fleurs, 1916 1,3%1 100 visites
    5. 5 Le Pégase Noir 1,2%1 000 visites
    6. 6 Femme en rouge 1,2%1 000 visites
    7. 7 L'Homme-cactus, 1882 1,0%900 visites
    8. 8 Le Cyclope, 1914 1,0%900 visites
    9. 9 Roger et Angélique, 1909 0,9%800 visites
    10. 10 La Femme voilée, 1895 0,9%800 visites
    11. 11 La Femme orientale, 1897 0,9%800 visites
    12. 12 Fleurs, 1905 0,8%700 visites
    13. 13 Nuages de fleurs, 1903 0,8%700 visites
    14. 14 Paysage de Peyrelebade, 1868 0,8%700 visites
    15. 15 The Crying Spider, 1881 0,8%700 visites
    16. 16 The Boat (Virgin with Corona), 1897 0,8%700 visites
    17. 17 Centaures, 1910 0,8%700 visites
    18. 18 La Barque Mystique 0,8%700 visites
    19. 19 The Boat (Aka Virgin With Corona) 0,8%700 visites
    20. 115 The Child, 1894 cette peinture 0,2%200 visites

    Dans l'ensemble, ces œuvres captent 20,7% de toute l'attention que les peintures de cet artiste ont reçue au cours des douze derniers mois. Le catalogue contient 720 œuvres de cet artiste, dont 355 ont été consultées au moins une fois. Ce tableau se classe 115, captant 0,2% de cette attention (200 visites). Les mêmes chiffres, mois par mois

    Les barres mesurent l'attention, non la qualité. Choisissez l'œuvre en haut ainsi que celle-ci : citez un élément qui pourrait rendre une peinture célèbre, au-delà de sa simple maîtrise technique.

    À propos de cette œuvre

    The Child — Odilon Redon

    A Dreamscape in Pastel: Unveiling Odilon Redon’s “The Child”

    Odilon Redon's "The Child," painted in 1894 and currently residing within the hallowed halls of the Musée des Beaux-Arts in Dijon, France, is not merely a depiction of a young figure; it’s an immersion into a realm of potent symbolism and haunting beauty. This work, rendered primarily in delicate pastel hues, exemplifies Redon's signature style – a deliberate blurring of reality and dream, where familiar forms are subtly distorted and imbued with layers of psychological depth. Redon, a pivotal figure within the Symbolist movement, sought to capture not just what was seen, but what lay beneath the surface of perception, translating inner states into visual language.

    The painting immediately draws the viewer in with its ethereal atmosphere. The child’s face, rendered with an almost unnerving clarity despite the soft pastel application, possesses a gaze that seems to pierce through the canvas, directed towards something just beyond our field of vision. Blue eyes, framed by rosy cheeks and a delicate nose, convey both innocence and a hint of melancholy. This directness is juxtaposed against the background – a vibrant, almost aggressively bright orange—a color choice that immediately creates tension and intrigue. Redon masterfully uses this contrast to draw attention to the child’s face, elevating it as the focal point of the composition while simultaneously suggesting an unsettling disconnect between the subject and its surroundings.

    The Language of Symbolism: Decoding Redon's Palette

    Redon’s artistic journey was deeply influenced by a fascination with the subconscious and the exploration of hidden meanings. He frequently employed recurring motifs – children, animals, and fantastical creatures—to represent universal themes such as mortality, transformation, and the fragility of human existence. In “The Child,” these symbolic elements are subtly interwoven into the scene. The bright orange background, often interpreted as representing primal energy or even danger, could symbolize the unknown forces that shape a child’s development and perception of the world. The child's averted gaze suggests a contemplation of something beyond immediate experience, perhaps hinting at an awareness of mortality or the mysteries of life.

    Furthermore, Redon’s choice of pastel as his primary medium is crucial to understanding the painting’s emotional impact. Pastels offer a remarkable ability to capture subtle nuances of light and shadow, creating a sense of softness and vulnerability. The hazy quality of the colors contributes to the dreamlike atmosphere, inviting viewers to project their own emotions and interpretations onto the scene. Redon's technique involved layering thin washes of pastel pigment, building up color gradually to achieve depth and luminosity – a process that demanded immense patience and control.

    A Historical Context: Symbolism and the Dawn of Modern Art

    To fully appreciate “The Child,” it’s essential to understand the artistic climate in which Redon was working. The late 19th century witnessed a growing disillusionment with academic realism, as artists sought new ways to express subjective experience and explore the darker aspects of human psychology. Symbolism emerged as a direct response to this shift, rejecting literal representation in favor of evocative imagery and symbolic narratives. Artists like Redon, alongside Monet, Renoir, and Degas, were pushing the boundaries of traditional painting, paving the way for the radical innovations of the 20th century.

    Redon’s work aligns closely with the Symbolist movement's interest in exploring the subconscious mind and its influence on perception. He was also deeply influenced by Japanese art, particularly woodblock prints, which he admired for their use of flattened perspective, bold colors, and symbolic imagery. This influence is evident in the painting’s composition and color palette, contributing to its distinctive dreamlike quality.

    A Timeless Masterpiece: Reproduction and Beyond

    "The Child" remains a profoundly moving work of art, captivating viewers with its haunting beauty and enigmatic symbolism. Today, high-quality reproductions offer an accessible way to experience the power of Redon’s vision. Whether displayed in a private residence or a public space, this painting continues to spark contemplation and invite us to delve into the depths of our own imaginations. For those seeking a piece that transcends mere decoration, “The Child” is a testament to the enduring legacy of Odilon Redon – an artist who dared to paint not what he saw, but what he felt.

    Artiste et musée

    Artiste

    Odilon Redon

    Né(e) à Bordeaux, France

    Jeunesse, Famille et Formation

    Né Bertrand-Jean Redon le 20 avril 1840 à Bordeaux, en Aquitaine, l'enfant qui allait devenir célèbre sous le nom d'Odilon Redon entra dans un monde façonné par les origines de sa famille. Sa mère, Marie Guérin, était une créole française originaire de l'île Bourbon, et c'est de son nom qu'il tira finalement le pseudonyme qu'il s'était choisi. Dès sa jeunesse, une certaine aptitude visuelle se manifestait déjà ; à l'âge de dix ans, il remportait un prix de dessin à l'école, un petit triomphe qui laissait présager la sensibilité qu'il appliquerait plus tard à son art.

    Le chemin vers une vie artistique ne fut pas linéaire. Bien qu'il ait commencé l'étude formelle du dessin à quinze ans, les souhaits de son père l'orientèrent initialement vers le monde structuré de l'architecture. Cette quête le mena à Paris où, en 1864, il étudia brièvement la peinture sous la direction de Jean-Léon Gérôme. Cependant, les exigences rigides de la formation architecturale ne convenaient pas à son tempérament. Après avoir échoué aux concours d'entrée de l'École des Beaux-Arts, il retourna dans sa Bordeaux natale pour chercher une autre manière de voir.

    Dans le calme de sa région d'origine, ses mains découvrirent de nouvelles textures. Il se tourna vers la sculpture et commença à maîtriser les arts complexes et ombrageux de l'eau-forte et de la lithographie. C'est sous la direction de Rodolphe Bresdin que ces compétences techniques s'enracinèrent, lui offrant les outils nécessaires pour explorer les domaines plus sombres et ambigus de la psyché humaine. Ces premières années d'expérimentation avec la ligne et la pierre posèrent les fondations de tout ce qui allait suivre.

    La période des « Noirs » monochromatiques

    Le cours de la vie de Redon prit un tournant inattendu en 1870, lorsque la guerre franco-prussienne l'appela au service de l'armée. Cette période de devoir militaire interrompit son cheminement artistique en pleine ascension, mais elle ne put étouffer les visions qui s'agitaient en lui. À son retour, il tourna son regard vers les ombres, travaillant presque exclusivement en noir et blanc jusqu'à l'aube de sa cinquantaine. Il commença à qualifier ces œuvres visionnaires de ses noirs, un terme qui capturait la nature intense et obscure de ses explorations. À travers ces études monochromatiques, il chercha à donner forme à l'invisible, s'éloignant du monde littéral pour trouver un langage fait de pure lumière et d'obscurité.

    Sa méthode était aussi variée que les créatures qu'il conjurait. Maître de l'art de la lithographie, il utilisait le fusain pour bâtir ses compositions, superposant souvent différents matériaux pour atteindre une profondeur singulière. Il combinait le fusain de vigne et le fusain huilé avec des touches de fusain compressé et de crayon noir pour créer ses effets. Ces outils lui permettaient de rendre des scènes nocturnes et des créatures étranges et fantastiques qui semblaient émerger d'une brume tourbillonnante. Ses mains travaillaient avec une intensité délibérée, utilisant la dureté de la pierre noire pour détourer les formes sur les passages plus doux et atmosphériques du fusain. Les résultats n'étaient pas de simples dessins, mais de véritables fenêtres ouvertes sur un royaume privé et ténébreux.

    L'Esprit gardien des eaux, vers 1878

    L'Araignée pleureuse, 1881

    Évolution vers la couleur et le symbolisme

    À l'aube des années 1890, une lumière nouvelle commença à baigner l'atelier d'Odilon Redon. Les ombres lourdes et monochromes de ses premières années cédèrent la place à une étreinte soudaine de la couleur. Il se tourna vers le pastel et l'huile, trouvant dans ces médiums un moyen d'exprimer les humeurs changeantes de l'âme. Il ne s'agissait pas d'un simple changement de technique, mais d'une expansion profonde de sa vision. Il s'éloigna de la rigueur de ses études au fusain pour tendre vers une abstraction onirique, où les formes semblaient se dissoudre dans la lumière et la teinte. Cette transition marqua sa place au cœur du mouvement symboliste, alors qu'il cherchait à donner corps à l'intangible par le langage de la couleur.

    Cette luminosité nouvelle fut profondément influencée par l'arrivée de l'art japonais en France. Odilon Redon se sentit attiré par l'esthétique des estampes japonaises, admirant leur perspective aplatie et l'audace de leurs couleurs. Cette fascination lui permit de s'aventurer davantage dans un royaume de la suggestion plutôt que de la représentation littérale. Ses compositions commencèrent à refléter cette influence orientale, mêlant un sentiment de mystère à une qualité plus décorative et éthérée. Le monde qu'il peignait n'était plus un lieu d'objets solides, mais un espace de résonance spirituelle et émotionnelle.

    La Mort du Bouddha (1899)

    Le Cavalier vert (vers 1904)

    La Voile jaune (vers 1905)

    La Naissance de Vénus (vers 1910)

    Œuvres Clés et Commandes Notables

    À mesure qu'Odilon Redon s'éloignait des ombres de ses premières années, son pinceau trouva un nouveau souffle grâce au mécénat de ceux qui partageaient sa fascination pour l'invisible. Le baron Robert de Domecy devint une figure marquante de cette période, commandant à l'artiste les portraits de sa famille. Ces représentations de la baronne et de sa fille, Jeanne, permirent à Odilon Redon d'appliquer sa perception évolutive de la lumière à la forme humaine, cherchant à révéler une vie intérieure palpitante sous la surface de la peau.

    Son imagination se tournait souvent vers les mythes antiques, les réimaginant à travers le prisme d'une abstraction onirique. Dans une huile notable, il dépeignit le mythe de Polyphème et de la nymphe Galatée, une œuvre connue sous le nom de Le Cyclope. Ce tableau saisit le géant alors qu'il tourne son œil unique vers la jeune fille endormie, une composition qui reflète sa capacité à fusionner un sujet classique avec un sentiment de mystère psychologique. De la même manière, son pastel de 1900, Portrait de Marie Botkine, invite à une contemplation des profondeurs calmes et introspectives du sujet, rendues avec une touche douce et lumineuse qui définit son style tardif.

    Lors de ses dernières années, l'influence de l'esthétique orientale devint encore plus prononcée, menant à des œuvres embrassant une perspective plus décorative et aplatie. Vers la fin de sa vie, aux alentours de 1916, il produisit Grand Bouquet dans un Vase Japonais, une pièce qui démontre à quel point les principes de l'art japonais s'étaient profondément tissés dans son langage visuel. Cette œuvre tardive révèle un artiste qui avait pleinement embrassé la puissance de la couleur pour exprimer l'intangible.

    Technique et Style Artistique

    Odilon Redon a évolué dans le monde de l'art en tant que dessinateur, graveur et peintre, cherchant sans cesse à mettre la logique du visible au service de l'invisible. Durant ses premières années, il a trouvé un langage profond dans l'ombre, travaillant principalement en noir et blanc. Il a maîtrisé l'art de la lithographie, utilisant ce médium pour obtenir de subtiles gradations tonales qui permettaient à la lumière d'émerger des ténèbres les plus profondes. Pour obtenir une plus grande précision, il appliquait souvent de la pierre noire pour souligner des éléments compositionnels spécifiques sur de larges et douces zones de fusain. Ses œuvres étaient souvent décrites comme une synthèse de cauchemars et de rêves, où les frontières entre le physique et l'imaginaire devenaient floues.

    À mesure que sa main gagnait en assurance, son approche de la texture et de la lumière a évolué. Il s'est éloigné des profondeurs monochromes et pesantes de ses premières études au fusain pour se tourner vers l'usage des pastels et de l'huile. Cette transition lui a permis d'explorer une forme de luminosité différente, bien qu'il n'ait jamais perdu sa préoccupation pour l'inconscient. Même lorsqu'il travaillait la couleur, ses compositions conservaient souvent un sentiment de mystère, comme si les sujets émergeaient d'un rêve plutôt que d'un paysage physique. Sa capacité à manipuler différents médiums lui a permis de traduire les parties les plus insaisissables de la psyché humaine en formes tangibles.

    Le Cyclope, vers 1914

    Portrait de Marie Botkine, 1900

    La Mort d'Ophélie, 1905

    Héritage et influence sur l'art moderne

    Les ondulations de la vision de Redon se sont propagées bien au-delà des cercles feutrés du symbolisme, touchant aux fondements mêmes du siècle à venir. En tournant son regard vers l'intérieur pour cartographier les territoires étranges et irrationnels de l'inconscient, il a préparé le terrain pour les surréalistes. Sa capacité à donner forme à la logique des rêves a offert un modèle aux artistes ultérieurs tels que Marcel Duchamp et Max Ernst, qui cherchaient à libérer l'esprit des contraintes de la raison. Il ne se contentait pas de peindre des scènes ; il visualisait les courants invisibles de la pensée humaine, créant un pont entre le monde visible et la psyché intérieure.

    Cette préoccupation pour l'expérience subjective et le poids émotionnel de l'invisible a également trouvé une profonde résonance chez les peintres expressionnistes. Son œuvre suggérait que l'essence véritable d'un sujet résidait dans la manière dont il était ressenti, plutôt que dans la façon dont il était mesuré par l'œil. Au-delà de ses toiles et de ses pastels, son art graphique demeure une réalisation profonde. Ses lithographies et ses dessins au fusain, ces explorations ombrageuses de l'obscur et du mystérieux, sont considérés comme l'un des accomplissements les plus innovants de l'estampe du XIXe siècle. Il a maîtrisé les subtiles gradations de tons pour suggérer des mondes qui semblaient à la fois ancestraux et entièrement nouveaux.

    Le Cyclope, vers 1914

    La Mort d'Ophélie, 1905

    La Naissance de Vénus, 1910

    Où admirer ses œuvres aujourd'hui

    Pour partir à la rencontre des traces de son imagination, il faut s'aventurer vers les grands sanctuaires de l'art européen. À Paris, le Musée d'Orsay abrite plusieurs de ses œuvres, offrant un aperçu fascinant de l'évolution de sa vision. Ceux qui souhaitent découvrir ses explorations les plus colorées de la fin de sa carrière pourraient se rendre à New York, où le Museum of Modern Art préserve plusieurs pièces qui témoignent de son passage vers une esthétique plus lumineuse.

    L'influence de son génie traverse les frontières, trouvant refuge dans des collections d'une grande diversité. Aux Pays-Bas, le Kröller-Müller Museum conserve Le Cyclope, une œuvre magistrale qui capture les qualités mythologiques et oniriques de sa maturité. Parallèlement, de l'autre côté de l'Atlantique, le J. Paul Getty Museum à Los Angeles conserve le portrait de la Baronne de Domecy, une pièce qui évoque les liens personnels et les commandes qui ont jalonné son existence.

    Le Cyclope, Kröller-Müller Museum, Otterlo

    Portrait de la Baronne de Domecy, J. Paul Getty Museum, Los Angeles

    Musée

    Musée Des Beaux

    Exposé à Dijon, France

    Découvrez le Musée des Beaux-Arts de Dijon

    Le

    Musée des Beaux-Arts de Dijon

    est l'un des établissements artistiques les plus historiques et les plus estimés de France, offrant aux visiteurs un voyage riche à travers les siècles de la réalisation artistique. Houssé dans le majestueux

    ancien palais ducal

    , ce musée combine harmonieusement la grandeur architecturale avec une collection exceptionnelle d’œuvres d'art.

    Spécialisations et Aspects Notables

    Signification Historique :

    Fondé en 1787, le musée est parmi les plus anciens de France, avec un lien profond à l'histoire du Bourgogne et de son héritage ducal.

    Héritage Architectural :

    Le musée est situé dans le

    Palais des Ducs de Bourgogne

    , un exemple magnifique d’architecture historique conçu par Jules Hardouin-Mansart au XVIIe siècle.

    Collections Étendues :

    Il possède une gamme complète d'œuvres d'art allant des antiquités égyptiennes à l'art contemporain, faisant de lui un trésor encyclopédique.

    Points Forts de la Collection

    Antiquités Égyptiennes :

    Présentant une collection rare de portraits momifiés de Fayoum et d’artefacts anciens.

    Maîtres de la Renaissance :

    Œuvres de grands artistes tels que Melchior Broederlam, Verrocchio et Titien.

    Primitifs Allemands :

    Le musée conserve la collection la plus importante de France d'art chrétien primitif allemand et suisse.

    Sculptures et Tombeaux :

    Tombeaux célèbres des Ducs de Bourgogne comme Philippe le Hardi et Jean sans Peur, ainsi que des mourants de la Chartreuse de Champmol.

    Art Moderne et Contemporain :

    Incluant des œuvres de Monet, Manet et d’autres artistes influents du XIXe et XXe siècle.

    Histoire et Caractéristiques Uniques

    Les origines du musée remontent à l'Âge de l'Éclaircissement, créées pour servir à la fois une galerie publique et une ressource éducative. Au fil des siècles, il s’est développé et a subi d’importantes rénovations, inaugurées récemment en 2019, qui ont amélioré ses espaces d’exposition et son accessibilité.

    Ce qui rend le

    Musée des Beaux-Arts de Dijon

    vraiment unique est sa

    combinaison de grandeur architecturale et de collections encyclopédiques

    . Il offre une expérience immersive dans l'héritage artistique et historique du Bourgogne, faisant de lui une destination incontournable pour les amateurs d’art et les passionnés d’histoire.

    Que ce soit en explorant des reliques anciennes, des peintures de la Renaissance ou des chefs-d'œuvre modernes, les visiteurs trouveront ce musée un portail captivant vers le riche patrimoine culturel français.

    Pour en savoir plus

    Disponible en ligne

    Code QR renvoyant à la page de téléchargement de The Child

    wahooart.com/fr/art/download/odilon-redon-the-child-8EWMQQ-en/

    Citer cette œuvre

    MLA
    Redon, Odilon. The Child. 1894, Musée Des Beaux. https://wahooart.com/fr/art/odilon-redon-the-child-8EWMQQ-en/
    APA
    Redon, Odilon (1894). The Child [Painting]. Musée Des Beaux. https://wahooart.com/fr/art/odilon-redon-the-child-8EWMQQ-en/
    Chicago
    Odilon Redon. The Child. 1894. Musée Des Beaux. https://wahooart.com/fr/art/odilon-redon-the-child-8EWMQQ-en/
    Harvard
    Redon, Odilon (1894) The Child. Musée Des Beaux. Available at: https://wahooart.com/fr/art/odilon-redon-the-child-8EWMQQ-en/

    Regardez de plus près

    The Child — Odilon Redon

    Regardez de plus près

    Répondez avec vos propres mots. Il n'y a pas de mauvaises réponses ici — seulement des réponses que vous pouvez justifier.

    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Revenez sur La Mort d'Ophélie (1905), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.
    4. Symbolist Painting : Pictures where objects stand for ideas — a flower or a door meaning something beyond itself. Où pouvez-vous observer cela dans cette œuvre ?
    5. Odilon Redon avait environ 54 ans lors de la création de cette œuvre. Quels éléments témoignent du travail d'un artiste à ce stade de sa carrière ?

    Votre réponse

    Rédigez un court paragraphe sur cette œuvre en vous appuyant sur les informations présentées dans les sections précédentes de ce guide ainsi que sur vos réponses ci-dessus.

    Questions et réponses

    À quelle période de la carrière de Odilon Redon se situe « The Child » ?

    « The Child » est représentatif de la période Symbolist Maturity de Odilon Redon.

    Quelle est la technique utilisée pour « The Child » ?

    «The Child» de Odilon Redon est réalisé en Acrylique sur toile. Les reproductions visent à restituer l'aspect de cette technique.

    Quelle émotion «The Child» de Odilon Redon exprime-t-il au sein du mouvement Symbolist Painting ?

    «The Child» dégage une tonalité émotionnelle Mystérieux au sein du mouvement Symbolist Painting.