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Guide des œuvres étudiantes

Installation View

Nom Niveau Date

Fabio Mauri, Installation View (1994), la Biennale di Venezia. Reproduit à titre de référence ; tous droits réservés par le titulaire des droits.

Informations clés

Artiste
Fabio Mauri wahooart.com/fr/artists/fabio-mauri_fr/
Dates de l'artiste
1926 – 2009
Peinture
1994
Lieu de l'exposition
la Biennale di Venezia wahooart.com/fr/museums/la-biennale-di-venezia-venice_fr/

En contexte

Installation View — Fabio Mauri

Date de création

  1. 1920
  2. 1930
  3. 1940
  4. 1950
  5. 1960
  6. 1970
  7. 1980
  8. 1990
  9. 2000

Ombré : la vie de Fabio Mauri (1926–2009) ▲ cette œuvre, 1994

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Palette de couleurs

Mesuré à partir de l'image

    Couleur principale

    Celadon #b9b9b1

    Palette enregistrée

    • #B9B9B1
    • #4B4439
    • #746D61
    • #A09E95
    Palette
    Neutrals La famille de couleurs dominante dans l'image.
    Couleur principale
    Celadon
    Intensité
    Monochromatic Le degré de saturation et la variété des couleurs, allant d'une teinte unique et atténuée à une multitude de nuances éclatantes.
    Contraste
    Balanced Le degré de variation de la luminosité et de la saturation des couleurs à travers l'œuvre.
    Harmonie
    Unified Palette L'harmonie des couleurs, de leur contraste à leur parfaite unité.
    Luminosité
    Brilliant Le degré de luminosité ou d'obscurité de l'image dans son ensemble, des ombres profondes aux hautes lumières éclatantes.
    Saturation
    Muted La pureté et l'intensité des couleurs, allant d'un gris presque imperceptible à une vivacité totale.

    À propos de cette œuvre

    Installation View — Fabio Mauri

    Fabio MauriBorn in Rome, Italy, in 1926; died in Rome in 2009.Works (from left to right):Schermo fine (1965)Fine - Ricami 1994)Disegno (no date)Disegno Fine (1985)Fabio Mauri was nineteen years old when he first encountered photographs of German concentration camps. Their incommunicable horror prompted his lifelong inquiry into the treacherous logics of art, ideology, and totalitarianism. On the margins of the Arte Povera movement that dominated Italian art of the 1960s, Mauri’s sculptures, installations, and critical writing preferred to explore history as filtered through the individual. In plays, actions, and interventions deeply indebted to seventeenth-century Jesuit theater and Antonin Artaud’s Theater of Cruelty, Mauri used the human body as a medium of revelation and of revolutions. His installation I numeri malefici (1978) employs human calculation error as grist to reappraise the relationship between humans and history. A chalkboard bearing the mathematical equation pg = g (p)2 (p + a)n is left unanswered; with it, the mathematical promise of higher truth, of a single law unifying the heterogeneity of all human endeavor, remains unfulfilled. More intimate strains of Mauri’s creative life surface in an audio recording of Pier Paolo Pasolini reading his poem La Guinea (first published in 1964). The poem, which was Pasolini’s allegorical lament for rural Italy, becomes Mauri’s elegiac ode to his childhood friend and collaborator, who was murdered in 1975. That loss is evoked in Il Muro Occidentale o del Pianto (The Western Wall or the Wailing Wall) (1993), a four-meter-high wall constructed entirely of suitcases. The sculpture conjures the precious cargo of those who were deported to Auschwitz and of all journeys without return. In Mauri’s late sculpture Macchina per fissare acquerelli (2009), a ladder stretching to the ceiling arrives abruptly at a thin ledge with the words “THE END” punched through. Having reached the top, little remains but to peer down at the fall that awaits. Mauri labored relentlessly against the seamless absorption of the atrocities of World War II into history’s unwrinkled timeline. Throughout his career he created drawings featuring the words “The End” or, in Italian, “Fine,” emblazoned, scratched, or scrawled across their surfaces. Mauri borrowed the language of film to seize on a perpetual end without finality, one last moment to hold onto before the screen goes black.

    Artiste et musée

    Artiste

    Fabio Mauri

    Né(e) à Rome, Italie

    Fabio Mauri: Architect of the Screen, Chronicler of Ideology

    Fabio Mauri (1926-2009) demeure une figure énigmatique et influente de l’art italien de l'après-guerre. Né dans une famille profondément ancrée dans le théâtre et la publication – la maison de son oncle Valentino Bompiani étant un carrefour d’innovation littéraire – le parcours artistique de Mauri a été inextricablement lié aux événements tumultueux de sa jeunesse, en particulier au traumatisme de la Seconde Guerre mondiale et à ses cicatrices idéologiques persistantes. Son œuvre ne se prête pas facilement à une catégorisation simple ; elle résiste aux étiquettes, oscillant entre performance, installation, dessin et réflexion théorique, explorant toujours la relation complexe entre conscience individuelle et les forces omniprésentes des médias de masse et de la propagande.

    Les premières années à Bologne ont jeté les bases de sa sensibilité artistique. Il a commencé à publier des dessins en 1942 aux côtés de Pier Paolo Pasolini, une collaboration qui allait profondément façonner leurs trajectoires intellectuelles. L’expérience de la guerre a laissé une marque indélébile, déclenchant des épisodes de détresse mentale sévère et d'hospitalisation. Cette crise personnelle, loin d’être un blocage créatif, est devenue le catalyseur d’un changement radical dans son approche artistique – une confrontation délibérée à l'impact psychologique de la violence et de l'idéologie. Ses premières luttes contre la psychose ont alimenté une enquête sur toute vie concernant la nature du traumatisme, de la mémoire et les manières dont l'histoire est construite et perpétuée par les images.

    Les ‘Schermi’ – Un Nouveau Langage de Perception

    La percée artistique de Mauri a eu lieu en 1957 avec la création de ses “Schermi” (Écrans). Ces œuvres déceptivesment simples – cadres noirs encadrant des feuilles de papier blanches – représentaient un départ fondamental par rapport à la peinture traditionnelle. Il les décrivait comme cherchant un ‘zéro degré’ – un espace au-delà de la représentation, une toile vierge pour la projection et la contemplation. Les Schermi n'étaient pas simplement des peintures ; ce sont des invitations à s'engager avec le potentiel de l'image elle-même, agissant comme des conducteurs

    pour les narrations invisibles

    pour les possibilités futures

    Le concept a évolué au fil du temps, intégrant des éléments tels que des tissus tendus ou des cadres en bois rappelant la forme d'un écran de télévision, soulignant ainsi le rôle des médias et de la technologie dans notre perception.

    Les Schermi n’étaient pas des objets statiques ; ils étaient conçus pour être activés – projetés sur eux, superposés à du texte ou utilisés comme toile de fond pour une performance. L'attention méticuleuse de Mauri aux détails - le cadrage précis, le contraste saisissant entre noir et blanc - a créé une langue visuelle puissante qui défiait les hypothèses des spectateurs quant à la représentation et à la réalité. Les Schermi sont devenus un élément central dans son exploration de l'idéologie, servant de plateforme pour affronter les vérités inconfortables sur le pouvoir, la violence et la manipulation.

    Performance, Idéologie et le Groupe ‘Crack’

    Au-delà des Schermi, la pratique artistique de Mauri s'est considérablement étendue au cours des années 1960. Il est devenu profondément impliqué dans le théâtre, cofondant le magazine “Quindici” avec les poètes Pier Paolo Pasolini et Edoardo Sanguineti, et organisant des performances politiques telles que L’Isola (1964), une pièce de théâtre pop-art combinant littérature, bandes dessinées et images visuelles. Il a également formé le groupe ‘Crack’ en 1960 avec des artistes tels que Pietro Cascella, Gino Marotta et Achille Perilli – un collectif dédié à l'exploration de l'intersection de l'art, de la politique et du critique social.

    De manière cruciale, Mauri s'est distancié du mouvement Pop Art naissant en 1964, reconnaissant son adoption superficielle de la culture de consommation. Il a orienté sa recherche vers une investigation plus rigoureuse de l'idéologie, produisant des œuvres telles que Che cosa è il fascismo (Qu’est-ce que le fascisme) et Ebrea, qui affronteraient les horreurs de l'idéologie nazifasciste avec une honnêteté sans compromis. Ces performances n'étaient pas de simples événements esthétiques ; ce sont des actes de mémoire, des tentatives pour témoigner des traumatismes historiques et exposer leurs effets persistants sur la société contemporaine.

    Héritage et Pertinence Durable

    L’œuvre de Fabio Mauri continue de résonner avec force au XXIe siècle. Son exploration des médias de masse, de la propagande et de la manipulation d'images reste profondément pertinente à l'ère dominée par les médias sociaux et les technologies numériques. Son insistance sur le fait de confronter les vérités inconfortables – en particulier celles liées à la violence, au traumatisme et à l’idéologie – exige un engagement critique avec l'histoire et son influence persistante sur notre présent. L'héritage de Mauri ne réside pas seulement dans ses pratiques artistiques innovantes mais aussi dans son engagement indéfectible à utiliser l'art comme un outil de critique sociale et de réflexion personnelle.

    Musée

    la Biennale di Venezia

    Exposé à Venice, Italy

    La Biennale di Venezia : Un Carrefour d'Art et d'Innovation

    Venise, ville de canaux sinueux et de palais majestueux, abrite depuis 1895 un événement unique au monde : la Biennale di Venezia. Bien plus qu’une simple exposition, c’est une célébration vibrante de la créativité contemporaine, un dialogue incessant entre les traditions vénitiennes séculaires et l'audace des avant-gardes artistiques. Imaginez un lieu où le murmure de l'histoire se mêle aux échos d'une expression artistique en constante évolution, où chaque pavillon national devient une fenêtre ouverte sur la culture du monde.

    Les Jardins : Un Dialogue entre Nations

    Le cœur battant de la Biennale réside dans les Jardins, un vaste parc transformé en un véritable village international. Trente pavillons nationaux, chacun conçu avec une identité propre, se dressent comme des sentinelles artistiques. L'architecture de ces bâtiments est aussi révélatrice que les œuvres qu’ils abritent : du baroque opulent de l'Italie au minimalisme épuré du Japon, chaque espace reflète la sensibilité artistique et culturelle de son pays d'origine. Se promener dans les Jardins, c'est entreprendre un voyage à travers le monde, une exploration des différentes manières dont les artistes interprètent notre époque. Palazzo Fortuny, véritable joyau architectural, témoigne du génie vénitien avec ses fresques méticuleusement restaurées et ses motifs géométriques inspirés de l’art japonais, créant une harmonie inattendue entre deux cultures.

    L'Arsenal : L'Écho d'une Histoire Industrielle

    Au-delà de la sérénité des Jardins se trouve l'Arsenal, un espace chargé d'histoire. Autrefois un chantier naval florissant, pilier de la puissance maritime vénitienne, l’Arsenal s'est métamorphosé en un lieu d'expression artistique audacieuse. Les immenses salles, les voûtes impressionnantes et les vestiges industriels offrent une toile brute pour des installations monumentales qui interrogent le rapport entre passé et présent, industrie et créativité. La Sale d’Armes, avec ses murs de briques apparentes et ses plafonds vertigineux, devient un théâtre où l'art contemporain se déploie dans toute sa puissance, défiant les conventions et stimulant l'imagination.

    Un Héritage d'Innovation Artistique

    La Biennale di Venezia a toujours été à l’avant-garde de l'innovation artistique. De l'introduction du Pop Art dans les années 1960 à la promotion de l'art conceptuel dans les années 1980, elle a joué un rôle déterminant dans l'évolution des pratiques artistiques contemporaines. Des œuvres emblématiques comme "La Vigilia de San Pietro" de Canaletto, capturant avec une précision saisissante la vie nocturne vénitienne, aux installations audacieuses d’artistes contemporains, la Biennale témoigne d'un engagement constant envers la recherche et l'expérimentation. Elle offre une plateforme unique pour les artistes émergents et établis, favorisant un dialogue fertile entre différentes générations et disciplines.

    Plus qu'une Exposition : Un Lieu de Rencontre

    La Biennale di Venezia est bien plus qu’une simple exposition d’art ; c’est un lieu de rencontre, d’échange et de réflexion. Elle invite les visiteurs à s’immerger dans l’univers artistique contemporain, à remettre en question leurs perceptions et à explorer de nouvelles perspectives. C'est une expérience inoubliable qui laisse une empreinte durable sur tous ceux qui la vivent, un témoignage vibrant du pouvoir transformateur de l'art.

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    Mauri, Fabio. Installation View. 1994, la Biennale di Venezia. https://wahooart.com/fr/art/fabio-mauri-installation-view-D4MU29-en/
    APA
    Mauri, Fabio (1994). Installation View [Painting]. la Biennale di Venezia. https://wahooart.com/fr/art/fabio-mauri-installation-view-D4MU29-en/
    Chicago
    Fabio Mauri. Installation View. 1994. la Biennale di Venezia. https://wahooart.com/fr/art/fabio-mauri-installation-view-D4MU29-en/
    Harvard
    Mauri, Fabio (1994) Installation View. la Biennale di Venezia. Available at: https://wahooart.com/fr/art/fabio-mauri-installation-view-D4MU29-en/

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    Installation View — Fabio Mauri

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    1. Qu'est-ce qui attire votre regard en premier, et pourquoi ?
    2. Quelles couleurs ou quelles formes créent l'atmosphère — et quelle est cette atmosphère ?
    3. Revenez sur Il Muro Occidentale o del Pianto (1993), présenté plus haut dans ce guide. Citez deux points communs avec cette œuvre, ainsi qu'une différence.
    4. Fabio Mauri avait environ 68 ans lors de la création de cette œuvre. Quels éléments témoignent du travail d'un artiste à ce stade de sa carrière ?
    5. Qu'est-ce que l'artiste a pu vouloir vous faire ressentir ?

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